Top 14 - Racing 92 : Max Spring, c'est tout l’or du monde

  • À 21 ans, Max Spring est sorti de nulle part pour s’imposer dans l’effectif pléthorique du Racing 92.
    À 21 ans, Max Spring est sorti de nulle part pour s’imposer dans l’effectif pléthorique du Racing 92. Icon Sport
Publié le

À 21 ans, Max Spring est sorti de nulle part pour s’imposer dans l’effectif pléthorique du Racing 92. Mais qui est-il, au juste ?

On sait certaines choses, sur Max Spring : qu’il est, déjà, un enfant du Pays basque, où son père Sean, Néo-Zélandais de naissance, posa ses valises dans les années 80 pour devenir l’ouvreur de l’équipe de Saint-Jean Pied de Port, depuis devenue Nafarroa (Fédérale 1) ; on sait aussi qu’il est un arrière doué, explosif, doté d’appuis électriques et, malgrè un gabarit assez banal (1,73m et 75 kg), un dernier rempart plutôt solide sous les ballons hauts. Pour le reste, alors ? « C’est un enfant qui a toujours eu du soleil dans les yeux, dit sa maman Marylène, infirmière au Pays basque. Il poursuit son rêve depuis tout petit et d’aussi loin que je me souvienne, je l’ai toujours connu avec un ballon dans les mains. Avec ses frères (Tom et Sam, 20 ans), il avait transformé la maison en un drôle de terrain de rugby. Tous les trois, ils se faisaient des passes toute la journée : dans le salon, dans les chambres et pour les occuper, je devais même parfois organiser des matchs dans le jardin avec les autres enfants du quartier. Max, il n’a jamais été branché dessins animés ou Play Station. Son truc, c’était juste le ballon ovale... »

Depuis la blessure au genou de Kurtley Beale, Max Spring (21 ans) est donc l’arrière incontournable du Racing 92 et après avoir été excellent face à Toulon la semaine dernière, il se frottera dimanche soir à l’Union Bordeaux-Bègles.

Battit Mousques, demi d’ouverture de Nafarroa et meilleur ami du jeune Max, raconte : « Il a toujours été talentueux. Jusqu’en cadets, Max était notre star, notre facteur X. En revanche, je suis très surpris de ses récentes performances en défense : en Top 14, il fait tomber les gros aux chevilles comme le fait Kolbe ! Petits, on le branchait pourtant beaucoup là-dessus. Il n’aimait pas plaquer et un jour où il nous a néanmoins permis de gagner un tournoi en arrêtant le meilleur joueur adverse sur la dernière action du match, on l’a tous entouré pour l’applaudir ! Au fil des années, il s’est construit un mental de fer ». A ce sujet, sa maman Marylène ajoute : « Son aitatxi (grand-père, en basque), duquel Max était très proche, lui disait toujours : « Tu es petit en taille mais très grand dans ta tête, Max ». Malgrè son sourire d’enfant, Max est un vrai battant. Je me souviens qu’avant de quitter Nafarroa pour rejoindre les Crabos de l’Aviron bayonnais, il s’était battu comme un lion pour réussir ses tests physiques : jusqu’à en vomir, parfois... »

Au Racing jusqu’en 2025 

Passé par Bayonne puis rapidement recruté par la grosse Bertha des Hauts-de-Seine, Max Spring n’a pas vraiment hésité lorsqu’il fut question de sauter le pas, quitter le cocon d’Euskadi et approcher un peu plus son rêve de gosse. « Le jour où il nous a annoncé partir au Racing, poursuit Battit Mousques, on s’est tous demandé si c’était vraiment une bonne idée. On se disait que ce serait trop dur, qu’il était peut-être trop ambitieux… Mais il nous a rapidement donné tort ».

Spring, qui vient de prolonger son contrat dans les Hauts-de-Seine jusqu’en 2025, a donc trouvé sa place dans l’un des effectifs les mieux dotés d’Europe, s’est fait à la vie parisienne et revient dès qu’il le peut au pied des Pyrénées, dans ce si beau village aux contreforts dessinés par Vauban, ce bout de terre que traversent tous les ans des milliers de marcheurs, en chemin vers la cathédrale de « Santiago » ou en quête des sentiers surchauffés du GR10.

« Je sais qu’il ne nous oubliera jamais, conclut Battit Mousques. Toutes les semaines, il se démmerde pour trouver les matchs de Nafarroa sur Youtube. Dans la foulée, il nous appelle pour debriefer, commenter les choix de jeu, les actions… C’est un vrai mordu, lui ». Et un jeune homme en passe d’offrir à son « aitatxi » Guy-Pierre, qui aurait fêté son anniversaire ce dimanche, le plus beau des hommages… Qui sait…

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?