Philippe Tayeb (Bayonne) : « Nous serons prêts, j’espère, à rivaliser »

  • Le président bayonnais Philippe Tayeb se projette sur les mois à venir.
    Le président bayonnais Philippe Tayeb se projette sur les mois à venir. Icon Sport
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L’Aviron bayonnais a parfaitement réussi dans son objectif de remontée immédiate en Top 14, un événement anticipé, contrairement à 2019. Le président du club basque Philippe Tayeb se projette sur les mois à venir.

Quel est votre sentiment après ce titre ?

Celui du gros travail accompli par les joueurs, le staff et les administratifs. Le club grandit. Les objectifs du début de saison ont peut-être mis une certaine forme de pression mais j’en assume l’entière responsabilité. On ne pouvait pas se cacher derrière notre statut. Malgré des moments difficiles, tout le monde a bien réagi. La preuve, les joueurs ont répondu présent. C’est une belle saison.

Votre projet reste-t-il fort ?

On a essayé de donner le maximum de moyens, de mettre le secteur sportif dans les meilleures conditions. C’est aussi le rôle du président. Un club c’est une entreprise, une unité. L’Aviron, c’est plus de cent salariés au quotidien. Nous devons travailler sur l’extra-sportif pour ne pas dépendre des résultats de l’équipe.

Avez-vous regretté à un moment donné de mettre la barre haut ?

Cela me paraissait normal. Les Bayonnais attendaient de l’ambition. Quand on est un président, un chef d’entreprise responsable, on doit donner la direction à suivre. C’est ce que j’ai fait dans toutes les strates du club. Tout le monde a eu des objectifs bien déterminés : d’avantage d’abonnés, de partenariats et un service au public répondant à leur attente. Et bien sûrune équipe capable de remonter en Top 14 le plus rapidement possible.

La saison prochaine, le mot d’ordre c’est le maintien… Et aussi la pérennisation du club dans l’élite ?

Le maintien, c’est le premier objectif. Mais c’est aussi réussir la transition entre Yannick Bru et Greg Patat. Nous savons ce qu’entraîne une relégation et la difficulté de remonter. Nous sommes avertis.

Quels moyens allez-vous mettre en place pour réussir en Top 14 ?

Lors de nos deux dernières saisons en Top 14 (2019-2020, 2020-2021) nous avions un budget de 15-16 millions. C’était insuffisant. La saison prochaine, nous serons à 21,5 millions. Nous allons recruter davantage pour arriver à une masse salariale aux alentours de 8 millions, ce qui nous placera parmi les plus faibles du Top 14. Mais nous serons prêts, j’espère, à rivaliser dans la cour des grands.

Avez-vous demandé à vos partenaires et actionnaires un effort ?

Nous sommes un club populaire et nous devons le rester. Les efforts qui vont être demandés seront collectifs. C’est pour cette raison que nous allons solliciter tout le monde et ceux qui souhaitent faire grandir le club avec nous.

Même s’il n’est pas fini, avez-vous un outil digne du Top 14 ?

C’est le projet « AB Etxea » tel qu’il avait été annoncé au début de mon mandat. Effectivement, on va avoir un stade qui correspond aux exigences du Top 14 en termes d’accueil et de ressources. AB Campus (centre d’entraînement et de performance) verra le jour en totalité au mois de novembre. Nous avons commencé AB Stadium pendant une période propice : la période du Covid. Cette période nous a permis de ne pas subir un déséquilibre financier par le non-accueil de nos spectateurs et éviter la frustration de nos supporters. Et nous avons aussi bénéficié de différentes aides de l’Etat. C’était la meilleure période pour construire la tribune dans le temps qui nous était imparti, cinq mois. Tous les moyens ont été mis en œuvre par les vingt entreprises locales pour le bon déroulement du chantier.

Quid de l’éternel problème du manque de temps pour un recrutement adapté au Top 14 pour l’équipe qui monte. Est-ce votre cas ?

On a eu la chance d’avoir une personne qui travaille en permanence avec le manager sur le recrutement. On a travaillé en amont sur les deux modèles. Aujourd’hui, on est en période de négociation avec les joueurs qui avaient été ciblés. Par rapport à 2019, on a gagné beaucoup de temps. On avait été surpris par la montée. On n’avait pas pu bien préparer le recrutement.

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Edmond Lataillade
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