Top 14 - Toulouse a « encore un titre à défendre »

  • Le défi des Toulousains d'Ugo Mola sera d'enrayer la remarquable dynamique rochelaise.
    Le défi des Toulousains d'Ugo Mola sera d'enrayer la remarquable dynamique rochelaise. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Forcément vexés d’avoir abandonné la couronne européenne, laquelle a fini sur les têtes maritimes, les Stadistes n’en sont que plus motivés à l’heure d’aller chercher un troisième Brennus de rang.

C’est ce qu’on appelle l’orgueil du champion... Si le Stade toulousain a abandonné avec regret son titre européen le mois dernier, il lui reste un défi de taille à relever en cette fin de saison. Et la motivation est toute trouvée, comme le souffle le troisième ligne François Cros : « C’est celle des phases finales, de se dire que les matchs sont éliminatoires, qu’on peut se faire sortir à tout moment... On joue toute une saison pour vivre ça. » 

Lui et ses partenaires aborderont ce rendez-vous avec une certaine fraîcheur, mentale et physique, après le week-end de "repos forcé » lorsque La Rochelle bataillait contre le Leinster à Marseille. « C’était un mal pour un bien », indique le flanker. Avant d’ajouter : « En tant qu’amateur de rugby, j’ai bien sûr regardé la finale de Coupe d’Europe. C’est toujours sympa, même si je préfère les jouer... »

Effectivement, les Stadistes auraient largement préféré ne pas être ménagés pour répondre présent au Vélodrome. C’est donc devant la télévision que Cros a observé le succès des Maritimes. « C’était un match très disputé et les Rochelais n’ont pas volé leur victoire. Ils ont fait une prestation remarquable, contre des Irlandais qui ne les attendaient peut-être pas à ce niveau-là. C’est un match référence pour eux. »

Notamment avant de venir défier le champion de France sur ses terres. Mais les Toulousains sont aussi et forcément portés par leur esprit de compétiteurs qui n’a que peu d’égal. En partie victimes des deux matchs annulés contre les Wasps et Cardiff durant la phase de poule, ils furent obligés de jouer chaque étape de leur survie en phase finale de Champions Cup à l’extérieur. Avant les exploits en Ulster et au Munster, ils avaient sans cesse répété leur obsession de « ne pas lâcher le titre européen » si facilement. Ils ont fini par tomber, en demi-finale au Leinster...

Cros : « Toujours rageant »

Il n’y a pas besoin de beaucoup se creuser la tête pour mesurer la vexation des hommes d’Ugo Mola d’avoir cédé ce trophée, le laissant échoir entre les mains rochelaises. « Je ne sais pas si c’est de la vexation, ni comment le qualifier vraiment, note Cros. Mais il est vrai que c’est toujours rageant. Quand on démarre une compétition en tant que tenant du titre, qu’on se retrouve à deux matchs de potentiellement la remporter de nouveau... Nous sommes déçus de n’avoir pu défendre notre titre jusqu’au bout. Bravo à La Rochelle, c’est largement mérité, mais il nous reste encore un titre à défendre. »

Trois matchs pour s’offrir un troisième Brennus de rang, le vingt-deuxième de l’histoire du club, et d’entrer un peu plus encore dans la légende d’Ernest-Wallon et du rugby français pour cette génération dorée. Dans les minutes qui avaient suivi la défaite de Dublin le 14 mai, le capitaine Julien Marchand avait appelé à la remobilisation immédiate avec un seul objectif assumé : finir la saison en soulevant un trophée en club.

Le hasard (ou l’incapacité de Lyon a marquer un essai pourtant tout fait sur la sirène contre La Rochelle) a donc placé le nouveau champion d’Europe sur la route toulousaine. à l’heure de dénicher des leviers pour se transcender au bout d’un exercice harassant, impossible de faire mieux pour frapper fort.

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