Barrages féminines - En terres normandes, le maintien pour Lons-Pau

  • La coach béarnaise Elodie Poublan peut féliciter ses joueuses.
    La coach béarnaise Elodie Poublan peut féliciter ses joueuses. DR
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C’est un long chemin de croix que Lons-Pau a connu cette saison, pour finalement venir glaner son maintien en terres normandes.

Les pensionnaires d’élite 1, Lons-Pau, ont fait le travail en maîtrisant les Valkyries de Caen-Rouen, invaincues en élite 2 cette saison et championnes de France la semaine dernière. Il n’y a pas eu photo sur ce match, où on a pu voir la différence abyssale qu’il existe entre les deux divisions. De plus, les Normandes ont donné le bâton pour se faire châtier, en étant très en dessous en touche (sept ballons perdus) et largement dominées en mêlée sur la première heure de jeu.

Dès la 10e, Cheminant s’emmêle les doigts à dix mètres de sa ligne d’en-but, la mêlée qui suit est à sens unique, la puissance étant paloise. Premier essai et bis repentira sur les deuxième et troisième essais palois, où c’est encore la force qui fait un travail dévastateur. Le score à la mi-temps est acquis (19-0), consolidé par un manque de réaction adverse.

« Un match baromètre »

La seconde période démarre mieux pour les locales (expatriées à Évreux pour l’occasion, le stade des Valkyries étant en travaux). Elles ont le ballon mais n’arrivent pas à franchir et à force de buter sur un mur, elles se font contrer et sur un beau jeu inversé de Casenave, la pilier Arricastre n’a plus qu’à plonger pour marquer (53e). On se dit alors que la coupe est pleine mais les Béarnaises s’arrachent encore et sur une pénalité jouée vite à la main, c’est Royer qui renverse la défense et aplatit, récompensant un match très abouti pour elle à titre individuel.

Au coup de sifflet les deux équipes semblent heureuses du dénouement, Lons-Pau repart en élite 1 et les Valkyries dans leur objectif de conserver leur titre de championne de France d’élite 2. « Quand je suis arrivée en avril, je savais que la mission serait compliquée. J’espérais pouvoir sauver l’équipe avant, je vous l’avoue. Autant face à Romagnat, on avait fait nos matchs tout en les perdant, autant face à Lille-Villeneuve-d’Ascq, nous nous sommes complètement manquées. Aujourd’hui, j’ai enfin eu mon groupe au complet et toutes les filles ont répondu présentes. Le groupe était en lambeaux il y a deux mois et là, je les sens prêtes à repartir. C’est tout à leur honneur et au travail du staff, explique Élodie Poublan, la néocoach des Verte et Blanche. Les Valkyries ont évolué aujourd’hui sans leur maître à jouer et capitaine Lisa Poli, la demi de mêlée ayant été libérée pour cause de mariage. Est-ce que cela à jouer ? Sans doute mais je ne pense pas que ça aurait suffi à inverser la tendance. »

Le mot de la conclusion pour Jean-François Mouton, le coach normand : « C’est un match baromètre pour nous, on voit ce qui nous manque. Des matchs de ce niveau d’intensité, j’aurais aimé en jouer davantage, pour pouvoir progresser et mettre mes filles dans un niveau de jeu supérieur, notamment sur les phases statiques, où nous avons trop souffert. »

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Gaël LECOEUR
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