Laval, tête de pont

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    Laval, tête de pont DR - DR
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L’avenir du rugby mayennais pourrait se situer dans la mutualisation de ses forces chez les jeunes. Les Lavallois en témoignent.

Après quatre ans à la présidence, l’historique dirigeant lavallois Elbert Steyn avait prévenu : « Je me retire. » En vérité personne ne l’avait cru mais en fin de saison dernière il a bien fallu se rendre à l’évidence et chercher un successeur. Joueur de l’équipe Loisir-vétérans et papa de rugbymen de l’école de rugby, Nicolas Maillard s’est jeté à l’eau entouré de toutes les bonnes volontés du club. Dont Elbert particulièrement actif dans le secteur des jeunes du RCL.

Précisons que depuis un an, de l’école de rugby aux moins de 19 ans l’entente « Ambition 53 » regroupe les clubs de Laval, Château-Gontier et Mayenne. Chaque entité à son référent (Manu Rocher pour Laval) et au sein de chaque catégorie les éducateurs collaborent. C’est dans cette configuration que les moins de 14 ans ont obtenu un résultat historique selon Elbert Steyn : « Nous avons un groupe de 36 joueurs et pour la première fois de l’histoire du club nous avons participé au championnat fédéral. Les résultats sont encourageants. »

Catalan d’origine, l’entraîneur des seniors Arnaud Gourbal soutien la démarche communautaire : « Dans notre région, en difficulté en termes d’effectifs on ne peut pas fonctionner autrement. La cohérence départementale me paraît bien meilleure. L’objectif c’est que chaque club puisse se développer. Nous avons les moyens de mieux faire et nous sommes sur la bonne voie. »

Pas de faiblesse

La Mayenne n’est pas une terre de rugby cependant, une agglomération de 70 000 habitants devrait drainer vers la discipline un flux de licencié-e-s supérieur à celui du RCL. Cet effectif un peu trop faible en seniors ne permet pas d’installer une saine concurrence génératrice de performances. « On ne travaille pas trop mal, concède Arnaud Gourbal. Cette saison de reprise n’est pas négative mais il va falloir confirmer. Aller plus haut. Nous devons être attractifs dans nos contenus d’entraînements et notre jeu, pour donner du plaisir. Augmenter les effectifs est une nécessité. Il nous faut également pérenniser les jeunes qu’on forme dans le club et l’absence d’enseignement supérieur est un handicap. »

Plutôt jeune, mobile, assez homogène en termes de niveau le collectif lavallois n’a pas de gros points forts mais pas de faiblesses non plus. « On était à notre place, reconnaît le coach. Mais nous sommes déçus de ne pas avoir disputé la finale territoriale. » Et cette déception va alimenter le moteur du RCL la saison prochaine.

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Gérard PIFFETEAU
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