Rennes nage en plein bonheur après son titre de champion de France de Fédérale 1

  • Déjouant tous les pronostics, les Rennais s’imposent face à Hyères-Carqueiranne-la Crau pour devenir champions de France de Fédérale 1. Un premier titre majeur pour le rugby breton !
    Déjouant tous les pronostics, les Rennais s’imposent face à Hyères-Carqueiranne-la Crau pour devenir champions de France de Fédérale 1. Un premier titre majeur pour le rugby breton ! Photo Michel Bony - Photo Michel Bony
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Loin d'être favoris, les Rennais ont maté des Varois méconnaissables ce dimanche pour s'offrir le titre de Champion de France de Fédérale 1. Le REC qui marque l'histoire.

Bien avant que le coup d’envoi soit donné sur le terrain du stade Évelyne-Baylet de Valence d’Agen, le rugby français avait déjà gagné. Pourquoi ? Car ce sont deux cultures du ballon ovale, séparées par plus de mille kilomètres, qui se sont affrontées pour désigner le champion de Fédérale 1. D’un côté, les drapeaux bretons et les cornemuses, de l’autre, la passion varoise et la multitude de couleurs qui l’accompagnent. Vous reconnaîtrez que c’est un spectacle qui peut difficilement laisser indifférent. Et puis face à ces courageux, qui ont effectué plus de cinq heures de route pour être présent, sont apparus trente guerriers prêts à bonifier une saison déjà réussie avec l’accession en Nationale. Le premier duel, dans les tribunes, a largement tourné en faveur du public rennais. Pour le deuxième, ce ne fut qu’une question de temps…

Le RCHCC asphyxié

Premiers de leur poule en phase régulière, sereins lors de la phase finale, les Varois ont débarqué dans le Lot-et-Garonne avec le costume de favori sur les épaules. Un statut peut-être un peu trop lourd. Malgré un bon début de rencontre de Hyères-Carqueiranne, notamment en conquête, est rapidement apparu dans l’atmosphère un air de surprise à venir. Le REC a fait le dos rond pendant les dix premières minutes avant de reprendre le dessus physiquement. Emmenés par une troisième ligne des grands jours, les hommes en gris ont tout simplement asphyxié leurs adversaires, incapables de mettre leur jeu en place. La pièce maîtresse du RCHCC, Lachie Munro, en est le parfait exemple. Un premier coup de pied réussi pour mettre les siens devant, et puis plus rien, ou presque, de la part de l’ancien pensionnaire du Lou en Top 14. Le Néo-Zélandais n’a pas pesé, ni sur les attaques hyéroises, ni sur la défense bretonne. Finalement, ce sont les joueurs de Kevin Courties, le manager du REC, qui retournent au vestiaire avec six points d’avance. La faute à une fin de première période beaucoup plus maîtrisée.

Botica soulier d’or

Pour soulever un bouclier, il faut un grand demi d’ouverture. Rennes l’avait dans ses rangs ce dimanche après-midi. Sans faire d’énormes exploits personnels, Jacob Botica a mené les siens vers le succès. Nous vient en tête la cinquantième minute de jeu, qui peut être considérée comme le moment le plus important de cette finale. Quelques secondes auparavant, les Varois sont revenus à trois petites unités grâce à une pénalité. C’est alors que le frère de Ben, joueur du CO, a pris ses responsabilités pour claquer un drop tout en décontraction. Une nouvelle pénalité supplémentaire de sa part sept minutes plus tard et voilà l’outsider qui se retrouve avec neuf points d’avance au moment d’entamer l’heure de jeu. Mais un métronome ne se distingue pas qu’au tableau d’affichage. Alors que les siens commençaient à baisser le pied à la suite d’un essai casquette des Hyérois, celui qui va quitter la Bretagne à l’issue de cette saison a repris les choses en main. Des coups de pied précis, certains d’occupation, d’autres de dégagement pour amener Rennes jusqu’au paradis. Le «petit» a tenu. Joueurs et public peuvent communier ensemble. En plus de goûter pour la première fois de son histoire à la troisième division, le REC la découvrira dans quelques mois avec un bouclier sous le bras.

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Vincent FRANCO
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