Fédérale 1 - Rennes fête son titre

  • Qualifiés à deux journées de la fin du championnat et alors que personne les attendait, les Rennais ont remporté le titre de Fédérale 1. Ils l’ont fêté dignement en faisant le tour des bars jusqu’à l’arrivée de leur bus à 9 heures le lundi matin. Et pour inscrire leur marque sur le bouclier en tant que Bretons ils ont joué au palet dessus (à droite). Qualifiés à deux journées de la fin du championnat et alors que personne les attendait, les Rennais ont remporté le titre de Fédérale 1. Ils l’ont fêté dignement en faisant le tour des bars jusqu’à l’arrivée de leur bus à 9 heures le lundi matin. Et pour inscrire leur marque sur le bouclier en tant que Bretons ils ont joué au palet dessus (à droite).
    Qualifiés à deux journées de la fin du championnat et alors que personne les attendait, les Rennais ont remporté le titre de Fédérale 1. Ils l’ont fêté dignement en faisant le tour des bars jusqu’à l’arrivée de leur bus à 9 heures le lundi matin. Et pour inscrire leur marque sur le bouclier en tant que Bretons ils ont joué au palet dessus (à droite). Photo DR et Dominique Deblaise
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À l’image de Castres, champion de France en 2018 après une sixième place, Rennes a déjoué tous les pronostics pour s’adjuger son premier bouclier national. Bretons obligent, la fête a été à la hauteur de la dimension historique de ce titre.

"On ne s’est pas dormi dessus." Le manager Kévin Courties n’a pas eu besoin d’en dire plus pour imager la courte nuit qui a suivi la finale. Dès le retour aux vestiaires, le président Jean-Marc Trihan honorait déjà un pari avec ses joueurs. "Je leur avais dit que si on était champions de France, je me laisserai couper les cheveux et ils m’ont fait un mulet relativement sage avec une moustache." La soirée s’est ensuite poursuivie sur Bordeaux jusque très tôt le lundi matin. "Le bus nous récupérait à 9 heures donc il fallait qu’on tienne toute la nuit, c’était la folie", confie Alexandre Gueroult. Depuis, ils ne se quittent plus et le bouclier les suit partout. "On voulait mettre notre marque dessus donc en tant que Bretons, on a joué au palet sur son dos", poursuit le capitaine. Le bout de bois a aussi réalisé la tournée des bars rennais et a même fait un saut dans la Vilaine.

"À vie on sera les premiers"

Les joueurs rennais ont "lâché les chevaux" car la saison a été longue et leur objectif s’est concrétisé au dernier moment. "En janvier, on n’était même pas dans les clous pour la Nationale 2, rappelle Téo Gazin. On s’est repris en main pour se qualifier à deux journées de la fin." Pas épargné par les blessures, dont celle du capitaine Gaëtan Béraud en décembre et de long mois avec un seul "vrai" droitier en première ligne, le REC a vécu une saison épique. "Kévin (Courties, N.D.L.R.) a rebaptisé nos péripéties, l’Opération castraise, car on est entré par la petite porte et on s’est mis tout là-haut. C’est un truc de dingue, à vie on sera les premiers", s’enthousiasme Alexandre Gueroult. À l’image de son discours "animal" qui affole la toile et d’une défense ultra-solidaire, les joueurs bretons étaient convaincus qu’ils pouvaient le faire même si personne ne les attendait. "À chaque fois, on partait à la guerre, remontés comme des pendules, on n’avait rien à perdre", souligne le troisième ligne. C’était le but pour Kévin Courties et "sur le caractère, les mecs ont été au rendez-vous".

"On est tous bretons"

Cette épopée collective est aussi l’adhésion de tous les joueurs à une identité bretonne martelée par le capitaine rennais de naissance et le manager qui en a fait une "base pour attirer les bons esprits". Le Vinassais Téo Gazin y adhère complètement. "À Narbonne, on n’avait pas de binious, ni de Gwen ha Du dans le vestiaire mais ça prend aux tripes. On est tous bretons, certains d’adoptions." Avant d’entendre les premiers sons du bagad et de découvrir la Nationale 1, les joueurs sont en vacances jusqu’au 11 juillet tandis que le staff et les recrues reprendront une semaine avant. "On sait que c’est acquis mais on n’y pense pas trop car on veut d’abord profiter de nos proches qui nous ont permis de vivre tout ça", admet le deuxième ligne rennais. Le "défi est colossal" pour le manager mais cette bande d’irréductibles Bretons pourrait bien nous réserver encore quelques surprises.

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Arnaud REY
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