Sévignacq a le sens du timing

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    Sévignacq a le sens du timing Vincent Ortoli - Vincent Ortoli
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Sévignacq, qui fêtera son centenaire le 3 septembre, affronte un autre club à l’histoire séculaire, Biscarrosse, en demi-finale du championnat de France.

C’est en écartant les Gersois de Mauvezin (23-17) que Sévignacq s’est frayé un chemin vers la demi-finale. « On s’attendait au même profil que nous, soit solides devant, très accrocheurs. D’autant qu’ils avaient fini premiers de leur poule, rappelle le président Arnaud Jézéquel. Effectivement, il y a eu un gros combat, qui s’est joué sur des détails. » « Sans être transcendants mais en étant efficaces », les Béarnais se sont offert la possibilité de disputer un autre tour, qu’ils disputeront contre Biscarrosse, ce dimanche à Rion-des-Landes.

« On les a joués en quart de finale de ligue Nouvelle-Aquitaine mais c’était un tout autre match, avertit l’entraîneur Stéphane Gary. C’était à domicile car nous étions mieux classés. Même si le score était un peu lourd sur le papier, ça avait été très compliqué. Nous respectons beaucoup cette équipe qui a des valeurs de combat, une grosse densité physique. De plus, ils s’étaient déplacés chez nous sans plusieurs joueurs. »

Un centenaire d’ores et déjà réussi

C’est donc de façon « humble » que s’avance l’entente de la Vallée du Gabas vers ce dernier carré. Pourtant, les précédents résultats parlent d’eux-mêmes : Cazères-Le Fousseret, tombé en seizième de finale, était classé deuxième de la région Occitanie ; Seyssins, au tour suivant, était champion de la ligue Auvergne-Rhône-Alpes ; et Mauvezin est décrit comme « une grosse écurie avec des anciens de Fleurance », dixit Stéphane Gary.

Alors comment ce petit bastion du rugby démographiquement faible a-t-il fait pour performer autant dans un championnat aussi difficile que celui d’Honneur ? Ce dernier répond : « On ne s’est jamais pris la tête à élaborer des stratégies en fonction de nos adversaires. En phase de poule, nous n’avons encaissé que cinq essais en seize matchs. On a bâti notre jeu sur cette solidarité défensive, le don de soi et l’amour de ce maillot. Parce que les joueurs sont revenus au club pour jouer ensemble. » 

Un esprit collectif fort qui sera célébré le 3 septembre. En effet, les Sévignacquais vont fêter cent ans de rugby au village. « On avait demandé aux joueurs de marquer le coup mais d’eux-mêmes ils se sont pris au jeu, se réjouit Arnaud Jézéquel. Ce sera la fête. Différentes générations seront mises à l’honneur, le club house sera inauguré. Et si on peut mettre tout en haut du podium un trophée, ce serait du bonus ! » Mais ce ne sera pas uniquement le fait de l’équipe senior. Car l’équipe féminine, créée il y a deux ans, vient de terminer sa première saison complète à la troisième place régionale. « C’est une belle période », conclut le dirigeant.

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Quentin PUT
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