XV de France féminin : le Mondial se prépare maintenant

  • Les Françaises se sont retrouvées à Marcoussis.
    Les Françaises se sont retrouvées à Marcoussis. Icon Sport
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À quatre mois du Mondial en Nouvelle-Zélande, les joueuses du XV de France féminin se rassemblaient ce mardi à Marcoussis pour lancer leur préparation. Avec un nouveau staff nommé qu’elles n’ont pas encore rencontré.

Elles sont trente-huit à avoir reçu leur convocation pour préparer la Coupe du monde. Mardi, elles se sont retrouvées à Marcoussis pour la première fois sans Stéphane Eymard (entraîneur des arrières) et Samuel Cherouk (entraîneur des avants) remerciés après une fin de Tournoi sous de grosses tensions. La capitaine des Bleues Gaëlle Hermet explique : « Ce changement de staff n’est pas évident pour nous à trois mois d’une Coupe du monde. On a échangé à ce sujet, maintenant on a basculé très vite sur la suite. On a plus trop le temps de se poser de questions, c’est comme ça, on a soldé la saison passée. Et on en commence une nouvelle. Jusque-là nous avions la Coupe du monde en tête, même s’il y avait d’autres objectifs, comme le Tournoi ou le championnat. Mais là, ça y est, on bascule pleinement sur le Mondial. »

Deux membres du staff sont partis, deux autres les remplacent, mais ils n’ont pas encore officiellement pris leurs fonctions. « Personnellement, j’ai beaucoup échangé avec Gaëlle Mignot qui s’est déplacée pour notre finale. Elle a arrêté sa carrière il n’y a pas longtemps et elle n’a jamais vraiment coupé donc elle est connue de tous. Mais je n’ai pas encore rencontré David Ortiz. »

Toujours impliquée du côté de Montpellier tant qu’ils sont en lice en Top 14, l’entraîneur des Espoirs Gaëlle Mignot, désormais entraîneur de la mêlée et des attitudes au contact, décrit sa situation. « Forcément ma prise de fonction est compliquée. Mais je suis une compétitrice, je peux apporter des choses à ce groupe donc j’ai tout de suite dit oui. Je mets cette histoire de côté et je vais me donner à 100 % pour que l’équipe décroche une médaille à la Coupe du monde. Et plus que ça, la France a souvent obtenu la troisième place, il faut aller plus loin. » 

D’abord les tests médicaux

Rassemblées pendant trois jours donc, les Bleues ont surtout subi une batterie de tests médicaux et physiques pour lancer au mieux leur préparation cet été. Les filles vont se régénérer pendant trois semaines de vacances avec une préparation physique individualisée. Elles se retrouveront à Marcoussis du 18 au 20 juillet pour faire un premier point de passage. Il y aura un second stage à Marcoussis du 31 juillet au 9 août. Puis un troisième en Andorre, un dernier début septembre à Nice, où elles effectueront deux matchs amicaux contre un adversaire que la Fédération n’a toujours pas dévoilé.

Avec un but en tête : rattraper leur retard sur la meilleure nation mondiale : l’Angleterre. « On n’a pas abordé ce dernier match, assure la capitaine. Parce qu’on est tout de suite rentré chez nous à la fin du Tournoi, et que le but du stage est surtout physique. Mais nous le ferons assurément dans l’été, car c’est une équipe que nous allons très rapidement affronter dès la phase de poule. »

L’autre Gaëlle poursuit : « La dernière opposition contre l’Angleterre fait mal parce qu’elle se déroule en France. Mais moi je suis sûre que l’écart entre les deux équipes n’est pas si grand. Même si nous avons pu paraître physiquement inférieures, il y a des manières de compenser cela en déplaçant le ballon, en posant les appuis de manières différentes… On va appuyer là-dessus durant l’été et je suis convaincue qu’au mondial les deux équipes auront autant de chances de s’imposer. » C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

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Baptiste BARBAT
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