Charles Ollivon (Barbarians) : « Les qualités et l’instinct des joueurs feront la différence »

  • Charles Ollivon sera le capitaine des Barbarians dimanche.
    Charles Ollivon sera le capitaine des Barbarians dimanche. Photo Stade niçois
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Quasiment revenu à son meilleur niveau après une grave blessure au genou, le troisième ligne Charles Ollivon sera le capitaine des Baa-Baas, à Twickenham.

Quel effet cela vous fera-t-il d’affronter le XV de la Rose avec sur les épaules un autre maillot que celui de l’équipe de France ?

Déjà, c’est un plaisir immense d’être sélectionné avec les Baa-Baas. Je n’en connaissais que très peu l’histoire et je la découvre un peu tous les jours, avec bonheur. C’est assez exceptionnel de faire partie de cette aventure, avec des mecs venus d’horizons différents. Depuis le début de la semaine, on se régale et maintenant, il nous tarde d’être à dimanche, pour revoir Twickenham.

La semaine dernière, Fabien Galthié disait dans Midi Olympique qu’il vous a tous sensibilisé à l’histoire de cette incroyable équipe. Comment cela s’est-il passé, au juste ?

C’était sympa. Il nous a montré des petites vidéos retraçant l’histoire des Barbarians, depuis l’origine. À ses yeux, il était important de replacer les choses dans leur contexte.

Vous a-t-il montré l’essai de Gareth Edwards aplati face aux All Blacks en 1973 et considéré comme l’un des plus beaux de tous les temps ?

Bien sûr. Il faisait évidemment partie de la compilation d’essais que Fabien (Galthié) nous a fait découvrir. L’esprit, la culture et l’histoire de cette équipe sont simplement incroyables. Tout ça colle vraiment avec le rugby tel qu’on l’imagine tous.

Le style de jeu des Barbarians est atypique, spectaculaire, très libre. Peut-on s’attendre à ce que vous jouiez tous les ballons, dimanche après-midi ?

Il y aura du jeu, c’est une certitude. Mais pour pouvoir se régaler un maximum, nous allons aussi devoir poser un cadre rugbystique assez précis. Le plaisir que l’on prendra sur le terrain passe aussi par cette rigueur-là.

Vous avez eu quatre jours de préparation, à Monaco puis Londres, pour appréhender cette rencontre. Comment avez-vous procédé ?

En quelques jours, on ne peut pas trop rentrer dans les détails d’un projet. On a un peu dégrossi le truc mais ici, ce seront les qualités et l’instinct des joueurs qui feront la différence.

Il y a dix-neuf Français dans ce groupe des Barbarians britanniques. Vous apprêtez-vous à disputer un Crunch qui ne dit pas son nom ?

(il soupire) Peut-être… Oui et non… Même si l’ossature est française, l’influence des étrangers est majeure sur l’état d’esprit de l’équipe. On reste les Barbarians britanniques.

La saison toulonnaise a été éprouvante, sur bien des aspects. Comment vous sentez-vous, physiquement ?

La blessure est loin derrière moi. J’ai pas mal enchaîné avec Toulon ces dernières semaines mais je me sens bien. J’ai eu une semaine de coupure à la fin de la phase préliminaire du Top 14 et ça m’a permis d’emmagasiner de l’énergie. Aujourd’hui, je suis frais et prêt à affronter cette dernière ligne droite de la saison. Après les Baa-baas, on verra bien ce qui se dessine.

Vous ferez probablement partie de la tournée des Bleus au Japon, cet été. À quoi vous attendez-vous, là-bas ?

Pour tout vous dire, c’est difficile de se projeter sur le Japon au moment où je suis en train de préparer ce match avec les Baa-baas…

Néanmoins, pensez-vous encore au capitanat du XV de France ?

Je vais vous faire la même réponse. Je suis impliqué à 100 % avec les Baa-baas et ne souhaite pas me tromper d’objectif. Pour les autres sujets, on verra dimanche soir, au coup de sifflet final.

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