Top 14 - Montpellier était juste trop fort

  • La joie des Montpelliérains après l'essai de Vincent Rattez
    La joie des Montpelliérains après l'essai de Vincent Rattez Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Au terme d’une nouvelle partie acharnée et tendue jusqu’à la fin, le MHR s’est qualifié pour la finale aux dépens de Bordelais accrocheurs mais trop fébriles (19-10).

Les spectateurs de l’Allianz Riviera auront passé leurs deux soirées niçoises à retenir leur souffle. Les deux demi-finales auront eu pour point commun d’atteindre des sommets de suspense. Vingt-quatre heures après un étouffant Castres-Toulouse, Montpellier et Bordeaux-Bègles ont livré une nouvelle bataille indécise, acharnée, tendue à l’extrême.

Dans cette seconde guerre des nerfs, les Héraultais ont été les plus solides, mentalement parlant. Les hommes de Philippe Saint-André ont été meilleurs en tous points, à vrai dire : dans l’engagement, la tenue du ballon ou encore en conquête, le MHR était incontestablement supérieur. Plus frais, sûrement, et plus consistant, assurément. Le réalisme dans les zones de marque – son grand point fort sur la phase régulière – lui a ironiquement fait défaut sur ces quatre-vingts minutes. Les Girondins, moins en place et nettement plus brouillons, ont longtemps pu sauver les apparences. Et, donc, garder espoir. Jusqu’au bout, les troupes de Christophe Urios ont cru pouvoir forcer leur destin. 

Aprasidze, drôle de héros

En deuxième période, l'UBB a monopolisé le ballon sans jamais parvenir à trouver la lumière. Il s’en est peut-être fallu d’un rebond sur un coup de pied à suivre de Matthieu Jalibert, à quatre minutes du gong, pour que l’histoire soit différente. Après des jours d’extrême tension du côté de Moga, ce retournement de situation serait entré dans la légende des phases finales. Ce ne sera donc pas le cas. A la fin, le plus méritant l’a emporté grâce à un bel essai inaugural de Vincent Rattez, à deux drops-goals de Paolo Garbisi et Anthony Bouthier et deux pénalités de mammouth d’un drôle de héros nommé Gela Aprasidze. Mais aussi et surtout à l’engagement retentissement de Bastien Chalureau, à l’abattage tout-terrain de Jan Serfontein ou encore aux coups de boutoir de Zack Mercer.

Les Héraultais retrouveront Castres au Stade de France pour une revanche officieuse de la finale de 2018, perdue contre toute attente par les Cistes.  Nice, les deux formations, absentes des phases finales l’an passé, ont confirmé leur statut de numéro 1 et de numéro 2 de la saison. Si elle peut surprendre sur le papier, l’affiche de vendredi prochain n’est rien d’autre que le triomphe de la logique.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (1)
cantewitko Il y a 18 jours Le 19/06/2022 à 06:19

Et bien entre Toulouse et l'UBB, les deux équipes qui jouent le plus beau rugby seront passées à la trappe...
Rien contre les deux finalistes, en particulier Castres et sa grinta, mais ça me rend un peu triste quand même !