Fédérale 2 - Agde/L'isle-Jourdain : Ce n’est plus une question d’affect

  • Créé en 1969, le Rugby Olympique Agde, ici en jaune et bleu, n’a jamais remporté de titre de champion de France. En cas de succès dimanche face aux Lislois, sur la mythique pelouse de la Chevalière, ce sera donc une première.  Créé en 1969, le Rugby Olympique Agde, ici en jaune et bleu, n’a jamais remporté de titre de champion de France. En cas de succès dimanche face aux Lislois, sur la mythique pelouse de la Chevalière, ce sera donc une première.
    Créé en 1969, le Rugby Olympique Agde, ici en jaune et bleu, n’a jamais remporté de titre de champion de France. En cas de succès dimanche face aux Lislois, sur la mythique pelouse de la Chevalière, ce sera donc une première. Photo Frédric Bedos - Photo Frédric Bedos
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Les deux équipes ont créé deux sensations au tour précédant contre des formations très aguerries. Cette fois-ci, ce sont deux frères jumeaux qui vont s’affronter.

Les deux chutes, en demi-finale, des deux maisons bourgeoises de Nantes et Genève, offriront ce dimanche, à Mazamet (Tarn), une finale électrique sans aucun a priori. Ça fait du bien. Qui est le plus gros ? Qui a le plus d’argent ? Qui a le plus de valeurs ? Toutes ces thématiques qui ont fleuri au tour précédent pour stigmatiser des projets honnêtes - mais souvent jugés trop surdimensionnés pour la division - se sont évanouies dans l’atmosphère de ces deux succès des plus petits acquis contre les plus gros. Et en début de semaine, depuis Agde, on se disait «heureux de jouer contre une équipe qui nous ressemble. En phase finale, nous avons affronté Annonay, Saint-Jean-en-Royans, et Genève et, à chaque fois, on s’est servi de l’affectif pour trouver une force collective. Mais contre une équipe comme L’Isle-Jourdain, cela ne fonctionnera pas. Les Gersois ont les mêmes valeurs que nous. Il va falloir trouver d’autres mots», estimait le responsable du ROA, Damien Bès.

À L’Isle-Jourdain, on se disait plus ou moins la même chose. On s’aimerait presque, à deux-cents quarante kilomètres de distance. On se reconnaît, du moins. Mais cette finale, qui n’est pas du tout inattendue, puisque ces deux équipes avaient achevé la phase préliminaire en position de leader très dominants (respectivement des poules 5 et 6), se construira tout de même sur une autre forme d’opposition assez typique.

Des retours ou un maintien des effectifs ?

Au vue du déroulement des phases finales, les supporters des deux camps – assez nombreux sans aucun doute - devraient s’époumoner sur la trame d’un combat énorme entre ce paquet agathois, qui a tant fait de misères à ses adversaires, et cette résistance gersoise, portée contre Nantes à son plus haut niveau «Le niveau d’abnégation de nos joueurs est juste formidable», les louait Paul Aygobère, l’entraîneur des avants gersois, après cette épreuve de force remportée à treize contre quinze à deux mètres de leur ligne contre les Nantais. «Franchement, je n’ai jamais vu dans notre club un paquet aussi fort, pensait Damien Bès, après la demi-finale contre Genève, lui qui avait disputé la demi-finale perdue de 2014. Si bien que cette grande finale, entre ces deux équipes qui ont su faire front, opposera deux volontés similaires, orientées stratégiquement selon leur singularité.

À quelques jours du match, seules deux dilemmes trituraient réellement les méninges des deux staffs techniques. À Agde, le deuxième ligne Josian Aris a fini de purger sa suspension et redevenait qualifiable, ce qui pouvait induire la disparition de la feuille de match de son coéquipier Renaud Droitecour, 37 ans, qui raccrochera à la fin de la saison. Mardi soir, le staff a décidé que l’aîné de l’équipe devait rester dans l’effectif. À Lisle-Jourdain, le jeune deuxième ligne Loïc Jalton (20 ans), blessé à un pied en quart de finale, pourrait revenir. Lui aussi jouerait sa dernière rencontre puisqu’il abordera la saison prochaine sa troisième année de médecine. Mais s’il joue, il faudra sortir un vainqueur de la demie… Ça fumait fort au niveau des cerveaux gersois en début de semaine. Ils prendront une décision ce vendredi.

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Guillaume CYPRIEN
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