Top 14 - Teakiri Ben-Nicholas (Castres), le mobile parfait

  • Teakiri Ben-Nicholas, recrue du dernier été, s’est imposé en numéro 8.
    Teakiri Ben-Nicholas, recrue du dernier été, s’est imposé en numéro 8. Icon Sport
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La troisième ligne est le poste le plus concurrentiel au CO. Teakiri Ben-Nicholas, recrue du dernier été, s’est imposé en numéro 8.

Voilà l’une des révélations de la saison du Castres olympique. Car autant l’écrire tout net : lorsque les supporters du CO ont vu débarqué, à l’été dernier, cette grande gigue de Teakiri Ben-Nicholas, ils ne furent pas nombreux à pouvoir déclamer son CV.

Sous nos latitudes, l’homme était inconnu au bataillon, sauf pour les hyper spécialistes des choses du rugby, dont fait bien entendu partie Pierre-Henry Broncan, le manager et découvreur de pépites des Tarnais. « C’est un joueur qui n’est pas très connu chez nous mais il a quand même un joli pedigree au pays du long nuage blanc », expliquait Pierre-Henry Broncan au moment de justifier l’arrivée du Néo-Zélandais, lors de la dernière intersaison.

S’il n’a (pour l’heure) jamais eu l’honneur de porter le maillot des All Blacks, Ben-Nicholas compte quand même plusieurs sélections chez les Baby Blacks (les moins de 20 ans) et a disputé huit matchs de Super Rugby sous les couleurs des Highlanders d’Otago. Et pour être parfaitement complet, il faut signaler que Ben-Nicholas n’aurait jamais dû voir le Tarn : il a été recruté "par défaut", pour remédier à la défection de Rob Leota, première cible du CO mais qui a finalement préféré prolonger son contrat avec la fédération australienne.

Toujours est-il que les Tarnais n’ont pas perdu au change. Car après un nécessaire temps d’adaptation, Ben-Nicholas a fini par s’imposer comme titulaire au poste de troisième ligne centre. Ce n’était pas partie gagnée d’avance. La troisième ligne étant le poste le plus fourni dans l’effectif du CO, puisque sept joueurs, au départ de la saison, étaient en capacité d’y être alignés (Ardron, Babillot, Champion de Crespigny, Delaporte, etc.).

Si Stéphane Onambélé a très vite été hors course, la faute à une grave blessure précoce, Ben-Nicholas a fait preuve d’une belle régularité pour s’imposer, aligné à 15 reprises sur les feuilles de match.

Un homme de compromis

Grand mais pas si lourd pour son poste (1,95 m, 110 kg), le Néo-Zélandais brille par ses capacités de déplacement. L’homme est un bon sauteur en touche et n’en demeure pas moins un redoutable défenseur, efficace au plaquage. Mais là où Teakiri Ben-Nicholas s’exprime le plus pleinement, c’est lorsqu’il peut faire parler ses capacités de déplacement.

Lors de la demi-finale contre Toulouse, il a ainsi parcouru 30 mètres balle en mains répartis sur huit charges, et s’est offert un franchissement (un défenseur battu). Le décathlonien néo-zélandais, à l’aise dans tous les registres, sera une nouvelle fois un atout précieux pour contourner la force brute des Montpelliérains…

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