XV de France - Y a-t-il encore des places à prendre ?

  • Le pilier d’Oyonnax Thomas Laclayat fait partie des ces jeunes issus du Pro D2 qui pourrait saisir leur chance.
    Le pilier d’Oyonnax Thomas Laclayat fait partie des ces jeunes issus du Pro D2 qui pourrait saisir leur chance. Icon Sport
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Le groupe France, rajeuni et inexpérimenté, a néanmoins fière allure. Peut-il recéler quelques bonnes surprises ?

Parmi les quarante-deux joueurs retenus par Fabien Galthié et son staff pour rejoindre le Japon, dix-sept ne comptent la moindre sélection, contre vingt-deux l’an passé, à l’époque de la tournée australienne. L’été dernier, des joueurs tels Melvyn Jaminet, Cameron Woki ou Anthony Jelonch avaient néanmoins profité des trois tests face aux Wallabies pour gagner leur place de titulaire en équipe de France ; un statut qu’ils n’ont, douze mois plus tard, toujours pas perdu.

Et cette fois-ci, alors ? Y a-t-il oui ou non quelque chose à gagner ? Karim Ghezal, le coentraîneur des avants tricolores, est à ce sujet très clair : « Nous ne donnons pas de sélection. Nous n’offrirons jamais le maillot tricolore. Ce sont aux joueurs de venir se les chercher. Mais il y aura évidemment des places à prendre pour cette tournée. Tout est ouvert. »

Vous l’aurez compris : le staff des Bleus ne s’interdit rien et en ce sens, les quatre pensionnaires de Pro D2 du groupe France, qu’ils se nomment Matis Perchaud (pilier gauche, Bayonne), Rémy Baget (ailier, Bayonne), Thomas Laclayat (pilier droit, Oyonnax) ou Enzo Reybier (ailier, Oyonnax), se nourriront évidemment de l’exemple australien de Melvyn Jaminet pour tenter d’arracher ce qui peut encore l’être.

Des « Baa-baas » à balles réelles

Et pour Ghezal, les bienfaits de la tournée en Asie ne s’arrêtent pas cette perpétuelle émulation : « Durant la Coupe du monde, nous devrons passer quatre mois à quarante-deux. En ce sens, les moments comme cette tournée sont très utiles car les joueurs apprennent à vivre ensemble. » 

Si cette parenthèse estivale, faite de seulement deux matchs, est dans les faits moins longue que l’année précédente (il y avait eu trois tests en Australie), le staff des Bleus considère néanmoins qu’elle a surtout débuté une semaine plus tôt, le match des Barbarians britanniques ayant permis à dix-neuf Tricolores de se dégourdir les jambes à Twickenham. « Le meilleur entraînement que nous ayons pu réaliser avant la tournée au Japon, c’est ce match des Baa-Baas face au XV de la Rose (victoire 51-22, N.D.L.R.). Nous avons expérimenté des situations, joué à quatorze pendant plus d’une mi-temps (après l’expulsion de Will Skelton), placé Sekou Macalou à l’aile, essayé Damian Penaud au centre… C’est autant de temps gagné sur la suite des évènements. » 

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