Jacquet : 314e match pour autant de raisons de sourire

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    Jacquet : 314e match pour autant de raisons de sourire Laurent Frezouls / Icon Sport - Laurent Frezouls / Icon Sport
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Vendredi soir, Loïc Jacquet a disputé le dernier match de rugby de sa jeune vie ; le 314e d’une immense carrière en Top 14…

Lorsqu’il fit ses grands débuts à Clermont en 2004, Loïc Jacquet avait 19 ans, était le capitaine des moins de 20 ans tricolores et de lui, on disait alors qu’il serait le nouveau Fabien Pelous. S’était-on un peu emballé, au sujet de l’enfant du Cher ? C’est probable mais, si Jacquet (4 sélections) n’a pas connu la carrière internationale de "Fabulous Fab", il a néanmoins marqué à sa manière la jeune histoire du Top 14 et, au moment où il tire sa révérence, c’est une fière page du championnat de France qui se tourne avec lui. «J’ai 37 ans, disait-il vendredi soir. J’ai connu dix-huit ans de carrière, fait sept finales de championnat de France, gagné deux Boucliers et vendredi soir, c’était mon 314e match de Top 14. J’aurais aimé pouvoir offrir une autre fin de saison aux supporters castrais mais je pars le cœur léger.» Il marquait une pause, reprenait : «Je n’ai jamais été un joueur extraordinaire, je n’ai pas fait rêver les foules mais j’ai au moins réussi à m’accrocher 314 fois dans ce championnat. Je retiendrai ça.» Considéré à son début de carrière comme un superbe joueur de ballon mais un trop léger combattant, Loïc Jacquet a énormément évolué au fil des saisons pour incarner, depuis qu’il a posé ses valises à Castres il y a sept ans, un deuxième ligne dur au mal, actif en défense et précieux sur les déblayages. Qui l’eut cru ?

« La pression a été trop forte »

Au moment d’analyser pour la dernière fois de sa vie un match de rugby auquel il prit part, Jacquet expliquait au Stade de France : «Les vingt premières minutes, ce n’était pas nous : on a vomi des ballons au contact, tenté des trucs idiots, raté des plaquages… Au moins, nous ne pouvons nourrir le moindre regret. Il n’y a pas eu photo, au Stade de France. Montpellier a fait la finale parfaite et nous a rendu la monnaie de notre pièce, par rapport à 2018.» Il suspendait sa phrase, poursuivait ainsi : «Préparer cette finale a peut-être été difficile pour certains de nos jeunes joueurs : il a fallu gérer les sollicitations des proches, celles des journalistes et au final, la pression a probablement été trop forte. Je le sais car je suis aussi passé par là à mes débuts ! Toujours est-il que dans la semaine précédant la rencontre, on a beaucoup entendu parler les Castrais dans les médias quand les Montpelliérains sont restés silencieux.» Et désormais, Loïc ? Que vous réserve donc la vie ? «Déjà, deux gros mois de vacances. Pour le reste, je ne sais pas encore…

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Marc DUZAN
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