Top 14 - Geoffrey Doumayrou (Montpellier) : pari osé, pari gagné

  • Devoir accompli pour Geoffrey Doumayrou qui peut savourer son titre de champion de France avec son club formateur.
    Devoir accompli pour Geoffrey Doumayrou qui peut savourer son titre de champion de France avec son club formateur. Icon Sport
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Son départ du Stade rochelais en fin de saison dernière pour rejoindre le MHR, son club formateur, en avait surpris certains. Geoffrey Doumayrou n’a pas manqué de leur répondre de la plus belle des manières...

Souvenez-vous. C’était un peu avant la fin de saison dernière. Le Stade rochelais ne savait pas encore qu’il disputerait coup sur coup les finales de Top 14 et de Champions Cup. Geoffrey Doumayrou, lui, connaissait déjà son avenir. Il passerait par un retour à la case départ. Direction Montpellier, son club formateur. Une surprise pour beaucoup tant il était devenu en quatre saisons un cadre des Maritimes.

Un joueur clé, quasi-indispensable dans une formation en passe de s’installer sur le toit de l’hexagone mais aussi du continent. « C’est une belle histoire », a-t-il souri vendredi soir dans les entrailles du Stade de France quelques instants après avoir soulevé son deuxième Bouclier de Brennus après celui glané avec le Stade français en 2015. « Revenir à Montpellier, c’était un gros pari que j’avais fait. Parce que quitter La Rochelle, un club où j’étais bien, c’était assez risqué. » D’aucuns avaient d’ailleurs ironisé sur son choix.

D’autres affirmaient même qu’il allait se la couler douce en préretraite, auprès de sa famille. C’était bien mal connaître ce joueur au fichu caractère. Un caractère de champion, bien trempé. « J’étais parti de mon club formateur dans des conditions délicates, a-t-il encore souligné. J’avais à cœur de réussir quelque chose. Avec quelques vieux et un bon groupe de jeunes, voilà le résultat. On revient de très loin, mais c’est exceptionnel. »

Le pion essentiel

Dans ses yeux, des étoiles. Dans sa voix, de la fierté. Et pour cause. Sans doute n’avait-il pas digéré son départ du MHR en 2012, plus ou moins contraint et forcé en raison d’une mésentente avec l’entraîneur de l’époque, Fabien Galthié. Il n’en dira pas un mot, l’affaire s’étant arrangée. Pour lui, comme toujours, l’essentiel est sur le terrain. Il y a répondu de la plus belle des manières.

Mis à part une blessure à une cuisse qui l’a tenu éloigné des terrains pendant presque cinq mois (de novembre à avril), il a vécu un « come-back » de rêve. Vendredi soir sur la pelouse du Stade de France, il a encore fait étalage de son talent, de sa capacité à défendre toujours vite, toujours plus fort.

Des qualités qui ont fait de lui un pion essentiel dans tous les clubs où il est passé. Lunettes de soleil aux verres fumés de bleu, un bob aux couleurs du MHR sur la tête et un énorme cigare coincé sur l’oreille gauche, il avait, à l’instant de commenter le premier titre de champion de France du MHR, la dégaine d’un homme heureux et apaisé. Sans doute avec, au fond de lui, le sentiment du devoir accompli.

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Arnaud BEURDELEY
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