À Marseille, le congrès post covid

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    À Marseille, le congrès post covid
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La FFR va tenir son congrès à Marseille. On y parlera des effets paradoxaux de l’épidémie de covid, mais aussi de la réforme de la fédérale 3 finalement décalée et de bien d’autres choses…

Marseille va donc être l’épicentre du rugby français en cette fin de semaine. À quelques encablures du Tournoi de qualification des pays africains, se déroulera le congrès annuel de la FFR.

Le bilan de l’année n’est pas si morose car comme le rappelle Christian Dullin, secrétaire général : "Nous sommes sur le bilan d’une saison de redémarrage, d’une saison après-covid. Nous avons été l’une des rares fédérations à ne pas arrêter son activité durant la crise et à soutenir ses clubs financièrement ses clubs par un plan de relance. Et nous en recueillons les fruits." Les clubs ne faisaient plus de matchs, mais sont restés ouverts. Ils ont continué à accueillir les enfants notamment. "Nous avons récupéré des jeunes et des moins jeunes qui pratiquaient d’autres sports." Les effets bénéfiques paradoxaux de cette crise, se traduisent en termes de nombre de licenciés. Il annoncera une augmentation de 16 % du nombre des joueurs et joueuses et de 14 % de l’ensemble des licences. "Nous repassons au-dessus de la barre des 303 000 licenciés, soit au-dessus du chiffre de fin 2019, soit avant la crise covid."

On parlera ensuite de la série de convention signée par la FFR avec plusieurs délégations octroyées par le ministère ou plutôt les ministères, outre celui des Sports, la FFR travaille aussi avec ceux de la Justice ou de l’Education Nationale.

Mais la FFR se retrouve aussi face à des chantiers : "L’un des soucis de la crise Covid, c’est qu’elle a enlevé beaucoup de convivialité à beaucoup de nos échanges. Nous étions passés en mode visio. Il fallait recréer cette proximité qui nous avait manqué. Il faudra donc remettre une bonne dose de présentiel dans notre fonctionnement."

Présentation de la Nationale 2

Les patrons de la FFR évoqueront aussi la question des compétitions évidemment. Il faudra présenter le nouveau championnat de Nationale 2, mais aussi parler de cette réforme de la Fédérale 3 qui, finalement ne se fera pas tout de suite. "Nous avions prévu un système que Patrick Buisson (vice-président de la FFR, N.D.L.R.) a présenté lors de son tour de France. Mais les retours nous ont montré que beaucoup de clubs n’avaient pas compris le fond de la réforme ou ne l’acceptaient pas. Nous avons décidé donc décaler cette mesure pour prendre du temps pour la réexpliquer."

Mais Christian Dullin estime que le rugby français ne pourra pas échapper à un "choc de simplification" et qu’il se concrétisera en fin de mandat laportien.

Les dirigeants de la FFR ne sont pas peu fiers d’une distinction, ce sentiment de figurer parmi les Fédérations les plus démocratiques du sport français. On se souvient de l’ancien système des gros porteurs de voix ou de grands électeurs qui verrouillaient le pouvoir fédéral. "Oui, nous permettons désormais aux clubs de voter directement en présentiel ou par vote électronique. Ce sera le cas à l’Assemble Génrale de Marseille par exemple. Et ça, c’est une avancée, franchement dans les fédérations comparables à la nôtre, 300 000 licenciés et 1 800 clubs, nous sommes les seuls à reconnaître ainsi le pouvoir des clubs."

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