Malgré un niveau en deça des attentes, les Bleus continuent avec Vakatawa

  • Désormais relégué dans la hiérarchie, Virimi Vakatawa veut montrer au Japon qu’il faudra encore compter sur lui. Photo Icon Sport
    Désormais relégué dans la hiérarchie, Virimi Vakatawa veut montrer au Japon qu’il faudra encore compter sur lui. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Depuis un peu plus d’un an, Virimi Vakatawa a toutes les peines du monde à retrouver son meilleur niveau. Au Japon, le staff a malgrè tout décidé de lui tendre une nouvelle perche...

Le sélectionneur Fabien Galthié et son adjoint en charge de l’attaque, Laurent Labit, ont une affection particulière pour Virimi Vakatawa et d’aussi loin que l’on s’en souvienne, ils furent tous deux à l’origine de la véritable éclosion du joueur au niveau international, lors de la dernière Coupe du monde : en 2019, alors que Jacques Brunel était encore le patron sportif du XV de France et qu’il était seul maître ou presque de la sélection, il n’avait au départ pas souhaité retenir Virimi Vakatawa pour le Mondial japonais. Pourtant, au jour où Geoffrey Doumayrou se blessa lourdement à un tendon d’Achille, Galthié et Labit, à l’époque simple consultants au sein du giron fédéral, firent comprendre à leur ancien entraîneur à Colomiers que la personne idoine, pour remplacer "Sweet but Ginger"* n’était autre que le Racingman Vakatawa, alors quelque peu boudé parce que Brunel pensait qu’il n’avait plus assez de cannes pour être un ailier et trop de carences en défense pour être un centre…

On ne vous fera pas l’affront de vous conter la suite et au Japon, "Viri" forma alors avec Gaël Fickou une paire de centres exceptionnelle, donnant raison aux deux hommes qui l’avaient sauvé des eaux, devenant même aux yeux de tous, dans la foulée de ce tournoi planétaire, le "meilleur numéro 13 du monde".

Avec Moefana, une doublette explosive

Depuis un peu plus d’un an, le Franco-Fidjien manque pourtant de constance sur les matchs importants, est moins percutant qu’il ne l’était et semble avoir toutes les peines du monde à retrouver le niveau de jeu qui était le sien en 2019 ou 2020 : gêné par les vieux restes d’une blessure à un genou, par les résidus d’une fracture aux côtes et quelques kilos superflus, trop souvent au front avec son club des Hauts-de-Seine et éloigné de sa famille aux Fidji depuis près de deux ans, Virimi Vakatawa a indéniablement traîné la patte et broyé du noir, ces derniers mois. Et au bout de son chemin de croix, il a même à tel point reculé dans la hiérarchie tricolore qu’aujourd’hui, Jonathan Danty, Yoram Moefana voire Arthur Vincent lui sont probablement passés devant…

Malgré les avaries subies ces derniers temps par l’attaquant du Racing, Fabien Galthié et Laurent Labit n’ont jamais cessé de croire en son talent et lui tendre la main, le convoquant systématiquement à Marcoussis au fil du dernier Tournoi des 6 Nations (il participait seulement aux entraînements) et comptant aujourd’hui sur cette tournée au Japon pour relancer l’ancienne star du circuit à VII. Répondra-t-il positivement ? Son association avec Yoram Moefana s’avérera-t-elle aussi spectaculaire sur le terrain d’Aichi qu’elle ne l’est sur le papier ? Et surtout, "Viri" trouvera-t-il ses marques avec Matthieu Jalibert comme il les a au Racing avec Finn Russell ou Ben Volavola ?

Au sujet de Vakatawa, le numéro 10 de la sélection fidjienne et du Racing nous confiait récemment : "Pour un demi d’ouverture, c’est un bonheur d’avoir une telle arme à son extérieur : à chaque fois que je lui donne la balle, je sais qu’il va se passer un truc de dingue, qu’il va créer un déséquilibre et fixer plusieurs défenseurs. Quand Virimi joue avec le sourire, il est simplement impossible à arrêter…" à propos de Vakatawa, on est également nombreux à penser, dans notre petit monde, que si le staff des Bleus prépare physiquement le joueur comme il le fit deux mois durant en 2019, le trois-quarts centre du Racing reprendra nécessairement la place qu’il a abandonnée en sélection. Les paris sont ouverts…

*Doux mais roux

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