Laporte : « Garder les futurs arrivants dans nos clubs »

  • Bernard Laporte, le président de la FFR, a livré ses objectifs lors de la 156e assemblée générale de la fédération.
    Bernard Laporte, le président de la FFR, a livré ses objectifs lors de la 156e assemblée générale de la fédération. Antoine Bréard - Antoine Bréard
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Commençons par votre sentiment à propos de la victoire des Bleus face au Japon, lors du premier test joué samedi matin?

J’ai vu une équipe du Japon drôlement agréable à regarder jouer. Son rugby est plaisant. J’ai apprécié la deuxième période du XV de France, qui a su éviter le piège et a finalement décroché une large victoire (42-23).

Est-ce de bon augure en vue de l’automne et le match face à l’Afrique du Sud qui pourrait être celui du record de victoires…

Les records sont faits pour être battu, cela permet d’écrire l’histoire. Mais, et c’est ce que j’espère surtout, que ces Bleus rentrent dans l’Histoire en octobre 2023 ! C’est là que nous sommes attendus. Pour autant, ne boudons pas notre satisfaction après ces victoires. C’est ce que j’ai dit à Fabien Galthié que j’ai appelé au téléphone.

Quel bilan tirez-vous du Congrès ?

J’étais content de pouvoir retrouver et débattre en direct avec les présidents de clubs. Il y a eu deux moments très forts, l’Agora des clubs et la soirée bodéga au Vélodrome de Marseille. Depuis que nous avons instauré ce rendez-vous, lors de notre premier Congrès, toutes les régions et les Ligues jouent le jeu et se mettre en quatre pour faire découvrir leurs spécialités. C’est devenu un vrai rendez-vous, et je suis sûr qu’il va perdurer.

Même chose pour l’Agora, qui permet aux présidents de vous questionner directement ?

Oui. J’essaye d’être à l’écoute des clubs, du moins d’entendre leurs doléances. D’ailleurs, on a beaucoup parlé de la non refonte de la Fédérale 3. Les services de la FFR ont pris en compte les retours du terrain. Personnellement, quand j’ai vu le nombre et la passion des réactions, j’ai su qu’il fallait changer notre fusil d’épaule. Après cette période particulière en raison de la pandémie, nous avons pu échanger en direct. Que les présidents qui m’ont interpellé à Marseille se rassurent, je prendrai en compte leurs demandes.

Vous avez annoncé une hausse des licenciés. L’un des chantiers, c’est d’arriver à pérenniser cette hausse et à offrir un accueil satisfaisant à tous les nouveaux arrivants. Comment y parvenir ?

Vous avez raison, c’est l’un des gros chantiers des années à venir. Cette hausse est remarquable et il faut rendre hommage à la base, aux clubs, aux formateurs, aux covid-managers, qui ont œuvré pour que le rugby ne ferme pas pendant le Covid. Ce qui a permis d’accueillir des licenciés d’autres sports et cela va se poursuivre, j’en suis persuadé, au moins jusqu’en 2024. Cela doit nous interpeller. On doit anticiper cette vague afin de garder les nouveaux arrivants. L’Occitanie a déjà enregistré plus de sept mille licenciés l’an passé. Nous avons donc commencé, avec la mise en place des cadres techniques de clubs, qui forment les éducateurs de demain. On doit profiter du Mondial et de la mise en place des Campus 2023, des deux mille vingt-trois apprentis pour structurer encore plus nos associations. La Fédération sera là pour accompagner les clubs. Cet afflux de pratiquant va être une force, il ne faut pas le gaspiller.

Un mot sur la nouvelle convention FFR-LNR signée et qui va s’appliquer jusqu’en 2027. Qu’avez-vous à en dire ?

C’était très important. Cela grave dans le marbre le fonctionnement de notre XV de France, qui reste la locomotive de ce sport et qui génère 80 % des recettes de la Fédération. Le sélectionneur va pouvoir continuer à travailler à quarante-deux joueurs. Merci à l’effort réalisé par les clubs professionnels !

Pouvez-vous nous donner un mot sur la Coupe du monde qui approche à grands pas ?

Nous sommes quasiment à un an du début de la compétition. Dans les prochaines semaines va débuter le recrutement des bénévoles. Cet été, à partir du 21 juillet, il y aura la 2e édition du "Train du rugby", qui va faire la promotion de l’évènement aux quatre coins de la France. J’entends les critiques qui sont faites au GIP. Attendons le résultat de l’audit mis en place par l’état, avant de tirer des conclusions trop hâtives.

"On a beaucoup parlé de la refonte de la Fédérale 3. Les services ont pris en compte les retours du terrain. Quand j’ai vu le nombre et la passion des réactions, j’ai su qu’il fallait changer notre fusil d’épaule."

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