Penaud, des chiffres qui donnent le tournis

  • À Toyota, Damian Penaud a inscrit un doublé. Il en est à huit essais sur ses huit dernières sélections.
    À Toyota, Damian Penaud a inscrit un doublé. Il en est à huit essais sur ses huit dernières sélections. Icon Sport - Icon Sport
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Avec son doublé de samedi, le Clermontois pointe à huit essais en huit tests cette saison. Il a dépassé son père Alain au nombre de capes et se rapproche du Top 10 des marqueurs.

Damian Penaud est-il humain ? La question mérite d’être posée tant l’ailier défie le temps et la logique. En cette fin de saison où la majeure partie de ses confrères tirent la langue et traînent la jambe, le Clermontois continue d’ébouriffer les défenses comme si de rien n’était.

Ce samedi, il a encore claqué un doublé : le premier, à la conclusion d’une action en première main d’une fluidité déconcertante, le second, au terme d’un mouvement de trois-quarts au centre du terrain. Sur le plan offensif, le natif de Brive possède une faculté rare, voire inégalée, à bonifier ses ballons. À Toyota, il a inscrit deux essais, battu quatre défenseurs et signé un franchissement avec une demi-douzaine de munitions, seulement, à son actif. Son réalisme force l’admiration : samedi, il a atteint le cap symbolique des 100 points sur la saison avec vingt essais en vingt-huit matchs, toutes compétitions confondues. Avec une forte propension aux doublés sous la tunique tricolore (face à la Géorgie, en Écosse, avec les Barbarians et contre le Japon, donc).

33 capes, une de plus que "papa"

À 26 ans, Damian Penaud est au sommet de son art, pour le plus grand plaisir du XV de France. À quatorze mois du début de la Coupe du monde, son nom est un des premiers que Fabien Galthié doit coucher sur le papier à l’heure de composer son équipe de départ. Quand bien même ses placements défensifs et ses attitudes au plaquage peuvent être problématiques… Le système tricolore a appris à composer avec ses limites et ses spécificités. Si les Japonais ont, comme attendu, cherché à déborder la ligne française par les extérieurs, la faille a finalement été trouvée du côté de Matthis Lebel… Avec son 7/8 au plaquage, un retour défensif salvateur et un ballon haut sereinement capté, Damian Penaud, repositionné au centre sur la fin, a aussi répondu présent sur les basiques du poste pour compléter une prestation de haut vol.

Le souvenir de cette rencontre sera donc d’autant plus mémorable. À Toyota, le Clermontois avait rendez-vous avec son histoire familiale : en honorant sa trente-troisième sélection, il a dépassé son père au nombre de capes. S’il continue sur ce rythme d’un essai par match - huit tests, huit réalisations cette saison, il devrait sans tarder intégrer le top 10 des meilleurs marqueurs de l’histoire du XV de France, Patrice Lagisquet et Yannick Jauzion, ex-aequo au neuvième rang, comptant vingt essais à leur actif. Ce n’est qu’une question de minutes pour ce finisseur patenté.

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Vincent BISSONNET
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