Fin du rêve pour l’Algérie et le Zimbabwe

  • Aussi bien en défense qu’en attaque, l’ailier de Rouen, Nadir Megdoud, auteur d’un essai contre le Kenya, aura tout tenté. En vain.
    Aussi bien en défense qu’en attaque, l’ailier de Rouen, Nadir Megdoud, auteur d’un essai contre le Kenya, aura tout tenté. En vain. Photo Icon Sport - Icon Sport
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Dans un match à couper le souffle, les Verts ont été défaits par le Kenya. Inférieur à la Namibie, le Zimbabwe passe également à la trappe. La Coupe du monde 2023 sera sans eux.

«Est-ce que vous êtes prêts à y rester ? C’est maintenant ! » Nasser Benamor, l’entraîneur des avants de l’Algérie, a l’air et la manière de transcender les siens. À la dernière pause fraîcheur, à quatre minutes du terme, les Algériens étaient à trois points de renverser la table des pronostics. Les « One Two Three, Viva l’Algérie », scandés par le stade Delort, à Marseille, ont rendu l’ambiance électrique et poussé les équipiers du capitaine Djamel Ouchène (Périgueux) à donner un dernier coup de collier. Las. Une rare sortie de mêlée bien négociée par le Kenya, qui s’est fait croquer dans ce secteur, et le coup de pied d’Asati ont fait l’effet d’une détonation. Le rêve de jouer la France, lors de la Coupe du monde 2023, au Vélodrome, s’est envolé.

Joseph REYNAUD (Algérie).
Joseph REYNAUD (Algérie). Icon Sport - Icon Sport

Petit Poucet de cette Coupe d’Afrique, le XV aux Deux Lions a montré qu’il avait de la ressource. Dans ce match à onze essais, l’Algérie s’est appuyé sur un paquets d’avants tonitruant, se récompensant par deux essais sur des mauls et un de pénalité sur mêlée. Dans du « hourra » rugby très généreux, les équipiers des frères Caminati ont manqué un peu de structure et de rigueur défensive pour contrecarrer le Kenya. Dans le désordre, les Simbas, qui ont tous une formation de septiste, ont fait parler leur qualité de vitesse et de mains autour de leur plaque tournante Okeyo, auteur d’un doublé. L’élément du Tusker Simba se révèle comme un des meilleurs joueurs du tournoi.

Le Zimbabwe tombe sur un os

Il faudra du temps aux Maghrébins pour sécher les larmes, évacuer la frustration d’une aventure qui aurait pu se finir en apothéose. Mais dans les Bouches-du-Rhône, ils ont posé une nouvelle pierre vers l’espoir fou de convertir une nation du ballon rond vers l’ovale : « Nos joueurs sont allés au bout d’eux-mêmes, a reconnu l’entraîneur principal Boris Bouhraoua. C’est beau d’avoir donné une belle image du rugby algérien. Il ne s’arrête pas ce soir. Notre vision va au-delà de ce tournoi. Nous voulons faire grandir le rugby en Algérie. »

Une heure plus tard, à trente kilomètres de là, Aix-en-Provence a accueilli la rencontre la plus relevée depuis le lancement de cette édition 2022. Face à l’ultra-favorite Namibie, le Zimbabwe avait des éléments à faire valoir. On peut évoquer notamment les crochets dévastateurs de Mafura et la vista de Mudakiri. En dedans dans les collisions, pénalisés plus de dix fois, les Sables ont manqué de sang-froid face à l’efficacité diabolique des Welwitschias, auteurs de cinq superbes essais variés entre robustesse au ras et jeu aéré aux ailes.

« Nous avons manqué d’efficacité, nous n’avons pas été propres en conquête et nous avons subi la puissance de la Namibie, a pesté le sélectionneur Brendan Dawson. Nous sommes passés à côté de ce grand rendez-vous. On doit redorer notre blason face à l’Algérie (lors de la petite finale, dimanche, N.D.L.R.). »

Combatifs, les partenaires du Nivernais Jason-Colin Fraser ont fait montre de résilience en passant trois fois la ligne d’en-but. En fin de partie, la réalisation de Larkan, tout en puissance, a eu le mérite d’arracher un sourire à la centaine de supporters qui n’ont cessé de reprendre en cœur le tube de l’été « Zim-Zim-Zimbabwe ». En juillet, les Bouches-du-Rhône ont prolongé le stress et la ferveur des phases finales. Et pour ça, on est prêt à y revenir dès dimanche !

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Mathias Merlo.
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