Fédérale 1 - Ils sont champions - Les Bretons de Rennes ont tenu leur parole

  • Les Rennais ont été sacrés champions de France de Fédérale 1 face à Hyères-Carqueiranne.
    Les Rennais ont été sacrés champions de France de Fédérale 1 face à Hyères-Carqueiranne. Photo Michel Bony
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Rennes a marqué l’histoire du club et de la région avec ce premier titre pour une équipe sénior masculine bretonne. Une fin de saison en apothéose pour un groupe qui avait décidé très tôt d’aller au bout.

Il faut avoir une sacrée dose de courage, ou de culot selon le point de vue, pour ambitionner d’être champion de France avant même le premier match. C’est l’objectif que s’était donné les joueurs rennais à l’intersaison. Des mots forts, entre eux, qu’il a fallu assumer sur le terrain pendant près de dix mois. « C’était épique mais ce sont des têtes de mules », se souvient Kévin Courties. Le manager se remémore une saison où des claques ont été prises à chaque fois pour un rebond salutaire.

Il y a d’abord eu cette entame ratée au stade Vélodrome de Rennes face à Périgueux (20-34) suivie de huit succès consécutifs. Puis la défaite à la maison contre Limoges (23-25) et un passage compliqué cet l’hiver durant lequel le staff a puisé dans son réservoir pour pallier les blessures. « Tu as faim ? Tu veux jouer ? Allez, vas-y, fait. À un moment, tu as des jeunes talentueux alors on leur a demandé de mettre les mains dans le bouillon. C’est génial, on est content de ça », raconte le technicien breton.

Une nouvelle série de cinq succès leur assurait la montée en Nationale 2 à trois journées de la fin. L’objectif du club atteint, il ne manquait plus que l’étincelle, l’ultime victoire de la phase régulière face à Niort (20-19), deuxième de la poule, pour lancer la phase finale.

« Cette finale était pour nous, on le savait »

« Nous allions jouer que des équipes mieux classées que nous : il fallait être solidaire et avoir beaucoup de cœur, analyse Alexandre Guéroult. Personne n’a triché et cela nous a mené jusqu’en finale. »

Dans le sillage de leur capitaine, les Rennais se sont notamment appuyés sur une défense très rigoureuse pour passer les trois tours jusqu’à ce dernier duel face à Hyères-Carqueiranne. « Ils se sont comportés en grands garçons et ils ont vécu leur truc comme ils l’avaient décidé. Dans leurs têtes, c’était acté », ajoute Kévin Courties. Et son deuxième ligne de conclure : « On ne pouvait pas passer à côté. Cette finale était pour nous, on le savait même si on ne l’explique pas. »


Le groupe

Baptiste Le Jallé, Alexandre Fau, Luvuyo Pupuma, Pierre Algans, Alexandre Gueroult, Guillaume Cazette, Pedro Ortega, Téo Gazin, Lucas Ollion, Jacob Botica, Romuald François, Ryan Dubois, Alexis François, Gaël Dréan, Mathieu Brignonen, Patrick Tuugahala, Bastien Le Picaut, Gabriel Quesmel, Baptiste Beaujouan, Timothée Massicot, Yvan Leroyer, Clément Lepresle, Atonio Ulutuipalelei, Jacques Thomas-Guénée, Qhama Hina, Arnaud Le Berre, Enzo Salvai, Frederick Hickes, Vincent Wenger, Kévin Aparicio, Ismaëlo Bahij, Gaëtan Béraud, Théo Platon, Ross Bundy, Mathis Le Viavant, Hajaina Rabe, Justin Taillart, Cory James Whakatihi, Kévin Courties, Mikaele Tuugahala, Vincent Bréhonnet, Yoann Carnot, Jorge Gonzalez.


Le parcours

En phase régulière 4e de la poule 1 (seize victoires dont huit à l’extérieur et six défaites dont trois à domicile).

En phase finale En huitièmes de finale, Rennes domine largement Fleurance à l’aller (45-9) et s’assure la qualification malgré la défaite au retour dans le Gers (26-9). En quart, l’essai de Gaël Dréan en fin de match aller à Rennes permet une avance décisive sur Saint-Jean-de-Luz (23-10). Le retour se joue sous haute tension en terre basque mais le revers est encore sans conséquence pour la suite (30-20). En demie, Rennes bat Périgueux à deux reprises (26-17, 16-20) et valide au passage sa montée en Nationale 1.

La finale Rennes s’appuie encore sur une défense intraitable et son buteur Jacob Botica (quatre pénalités, un dropègoal) pour venir à bout de Hyères-Carqueiranne-La Crau (15-11).

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Arnaud Rey
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