Elite 1 - La saison parfaite pour les Toulousaines

  • Premier titre de champion de France pour la section féminine du Stade toulousain.
    Premier titre de champion de France pour la section féminine du Stade toulousain. - LAURENT DARD
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Aucune équipe n’est parvenue à dominer les Rouge et Noir cette saison. pas une défaite, ni même un nul. Et Ajoutez à cela, une Coupe de France.

Depuis quelques saisons, le Stade toulousain tournait autour du pot. Finaliste en 2018 et en 2019, il retournait en finale une troisième fois face à l’équipe qui l’en avait privé l’an passé, à savoir Blagnac. Voisines, copines mais adversaires le temps d’une finale, dont le champion serait forcément inédit. Le poids de l’histoire, des efforts et des frustrations passées se ressent sur une rencontre fermée ou les défenses prennent le dessus. 3-3 à la pause. Peu à peu, Blagnac prend le contrôle du jeu grâce à la puissance de ses avants, rapidement récompensée par un essai de l’ailière Melissande Llorens. Rarement inquiétées, dominantes, devant au score (10-9) et supérieures dans l’occupation, on ne voyait plus les Blagnacaises perdre lorsque l’arbitre Doriane Domenjo accorde une mêlée au BRF dans les 22 mètres adverse à cinq minutes du terme.

Une défense héroïque plus tard, tout redevient possible lorsque les Rouge et Noir amorcent leur relance. Avec pléthore de talents individuels, on attend un exploit de la capitaine Gaëlle Hermet, de la demi de mêlée Pauline Bourdon, ou encore de la meilleure joueuse européenne Laure Sansus, tantôt 9, tantôt 10 voire 15 dans cette rencontre. On pouvait s’attendre à un drop victorieux de Camille Cabalou, également, qui avait déjà sévi ce jour mais c’est finalement la jeune Zélie Reulet, pilière de 19 ans, fraîchement recrutée l’été précédent, qui enfonce le mur rouge et bleu au-delà du temps réglementaire.

La saison d’après

Le Stade toulousain s’impose (16-10) : sept ans après sa promotion en première division, les Rouge et Noir soulèvent leur tout premier bouclier d’Élite 1. Pour sa première saison à la tête de l’équipe, le projet de jeu d’Olivier Marin, basé d’abord sur l’humain, a porté ses fruits. Il n’a toujours pas perdu la moindre rencontre à la tête de son équipe. Mais à quelques mois de la Coupe du monde, ce bout de bois sera le dernier pour bon nombre d’entre elles qui ont décidé d’arrêter leur carrière. Elles sont onze : Laure Sansus, Céline Ferer, Camille Imart, Camille Boudaud, Camille Cabalou, Roxane Billon, Laura Ménétrier, Clémence Riere, Lætitia Bobo, Pia Clave-Chastang et Wendy Divoux. Le club va devoir se tourner vers sa formation. Pas d’inquiétude avec les titres de championnes de France en réserve et en cadettes élite. Mais combien de temps prendra la refonte ? Le plus dur commence maintenant.

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Baptiste BARBAT
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