Saga Aurillac - Le ligne par ligne : Bâtir sur la continuité

  • Jimmy Yobo est l'une des valeurs sûres de l'effectif aurillacois.
    Jimmy Yobo est l'une des valeurs sûres de l'effectif aurillacois. Icon Sport - Baptiste Fernandez
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Le Stade aurillacois a enregistré peu de recrues, ce qui lui permet d'envisager la saison avec plus de sérénité.

Arrières > L’an dernier, le staff aurillacois n’a jamais réussi à trouver chaussure à son pied, utilisant tour à tour Le Huby, qui se blesse trop vite, puis Giorgi Gogoladze qui, à ce moment-là, ne convainc pas, encore moins Lewis Ormond qui ne réussira jamais à s’intégrer dans le système aurillacois, quel que soit son poste. Suivront Aucagne, Minguillon, Nelson, Neisen… Rien de bien défini avant que finalement le staff ne tranche en fin de saison pour le géorgien Gogoladze, son énormissime jeu au pied et une certaine aptitude dans les airs. La tendance serait donc donnée pour le nouvel exercice, mais Pierre Le Huby, Anderson Neisen, Gauthier Minguillon ou Antoine Aucagne comptent bien rivaliser, sachant qu’AJ Coertzen peut lui aussi rendre service.

Ailiers > Comme sur l’exercice 2020-2021, ils ont peu brillé l’an dernier faute de ballons à négocier. Pour autant, l’enthousiasme et l’expérience d’Albert Valentin et d’AJ Coertzen ont rassuré, tant sur le plan défensif qu’offensif. On l’a dit, l’international à 7 néo-zélandais Lewis Ormond aura été le gros flop de la saison, incapable de se fondre dans le groupe. Ce qui n’a pas été le cas de l’Australien Elijah Niko à l’aise au poste et faisant parler sa puissance quand l’occasion se présentait. Le Stade pourra également compter sur Gauthier Minguillon, Giorgi Gogoladze, voire Simeli Yabaki, dont on attend toujours beaucoup.

Centres > Jimmy Yobo a encore une fois été performant défensivement, dans la lignée de sa fin de saison dernière. Avec Rhema Sagote, cela aura été la paire "gagnante" avant que le Néo-Zélandais ne se blesse. Non conservé par le club, une place est donc à prendre, ce qui pourrait convenir à Elijah Niko, dans un rôle de casseur de ligne. Pour autant, Lucas Vaccaro et Christa Powell, ont eu du temps de jeu l’an dernier et montré qu’ils étaient plus que des remplaçants. Avec plus de confiance en eux, ils pourraient surprendre. Enfin, il ne faut pas oublier que le couteau suisse sud-africain AJ Coertzen peut endosser le rôle, tout comme Anderson Neisen.

Ouvreurs > Marc Palmier s’est imposé au poste l’an dernier. Après le départ de Thomas Vincent, ils étaient nombreux à pouvoir postuler, mais c’est l’Aurillacois qui a su saisir sa chance. Là encore, la concurrence sera intense car Anderson Neisen ou Peter Nelson n’ont pas dit leur dernier mot. Écarté sur blessure en début de saison pour le premier, retenu par le Canada pour l’autre, les compteurs sont remis à zéro cette fois. Mais attention, car Aurillac possède désormais une alternative de choix avec un Antoine Aucagne tout auréolé d’un titre de champion de France Elite espoir, faisant preuve d’un sang-froid incroyable dans les moments clés.

Demi de mêlée > Un poste très incertain après la retraite de Paul Boisset, mais Hugo Bouyssou a mis tout le monde d’accord. Il a fait preuve d’autorité et de sang-froid dans la conduite du jeu cantalien. Il a su se faire sa place, ce qui était loin d’être gagné. Pour autant, il aura fort à faire avec un international géorgien Mikheil Alania, lui aussi champion de France Espoir, enfin Jiff et que l’on verra forcément plus souvent. Aurillac avec un choix de riche car l’ancien briviste David Delarue aura lui aussi une carte à jouer. Fragilisé par une blessure en début de saison, il pourrait se révéler avec plus d’assurance.

 

Numéros 8 > Titulaire au poste sans discussion possible, Didier Tison a confirmé. Puissant, joueur et rassembleur, le Franco-Sud-Africain a enchaîné les performances de choix, conduisant parfaitement un huit de devant des plus percutants. À l’image d’ailleurs de l’inusable Latuka Maituku et l’impression que l’âge n’a aucune emprise sur le courage et l’investissement de néo-calédonien dès lors qu’il est sur une pelouse. Peu de concurrence pour les deux hommes tant le gouffre était important avec les autres. À savoir si Eoghan Masterson peut faire la pige ?

Troisième ligne aile > Autant les Aurillacois ont eu des problèmes de riches les saisons précédentes, autant là, il va y avoir casse-tête. Cette fois, le Stade va devoir composer avec les départs de Pierre Roussel du côté d’Albi, son patron de touche depuis des années, mais aussi de l’international géorgien Giorgi Tsutskiridze appelé par les sirènes parisiennes du Top 14. L’arrivée d’Eoghan Masterson est plutôt la bienvenue. Flanker en provenance du Connacht, l’Irlandais est la pièce maîtresse du recrutement aurillacois cette saison. Latuka Maituku aura toujours autant d’importance dans sa polyvalence. Fort heureusement, il y a eu des révélations sur le dernier exercice. Ainsi, Maxime Profit a laissé ses démons de côté et confirmé un sacré caractère sur le terrain. Un profil puncheur-joueur qui n’est pas pour déplaire. Yann Tivoli a lui aussi été à son avantage quand on a fait appel à lui. Enfin, il faudra également compter sur nos champions de France : Théo Cambon, le capitaine des Espoirs et un profil sauteur qui peut s’avérer très utile, et Beka Schvangiradze, le jeune géorgien qui a lui aussi goûter à la Pro D2 et compte bien faire valoir ses atouts.

Deuxième ligne > La cage devrait être bien gardée encore cette saison, malgré le départ d’Adrian Motoc. Martial Rolland s’est imposé l’an dernier. Important tant dans l’alignement qu’en défense, c’est aussi un joueur. Jean-Baptiste Singer s’est également montré à son avantage. Grand et puissant balle en main, il donne la pleine mesure de son potentiel dès lors qu’il est en confiance. On pourra aussi compter sur Giorgi Javakhia. L’international géorgien a prouvé qu’on pouvait lui faire confiance. S’il doit encore gagner en maîtrise, son potentiel est large. Il ne faut pas oublier non plus Yann Tivoli, tout comme Steve Moukete qui a fait quelques apparitions, et pourquoi pas Mehdi Slamani, également champion de France Espoir et dont on dit le plus grand bien.

Piliers > À la pile, Alexandre Plantier à gauche et Giorgi Katvelishvili à droite ont fait l’unanimité. Solides, ils en ont fait plier plus d’un, au point de reléguer Lucas Seyrolle et Georghe Gajion, tous les deux en partance d’ailleurs, sur le banc. Si Tim Daniel-Messein a toujours répondu présent et convaincu à droite, cela a été un peu plus compliqué pour Julien Royer et Jean-Jacques Gymaël. Mais attention, le Stade a sorti du chapeau deux jeunes recrues sous forme de prêt d’un an. Tout d’abord le très massif Henzo Kiteau, en provenance de l’ASM, mais surtout Robert Rodgers qui a bénéficié de beaucoup de temps de jeu enfin de saison avec le MHR… Au point d’être sacré champion de France le 24 juin.

 

Talonneurs > Adrian Smith a bien rempilé pour un an. Auteur d’une saison remarquable, il a encore fait apprécier son potentiel. Plus encore, le Néo-Zélandais s’est quasiment rendu indispensable au point de laisser encore un monde d’écart avec la relève. Pour autant, les jeunes sont bien là avec le géorgien Luka Nioradze capable de beaucoup mieux, notamment sur les lancers, ou le champion du monde des moins de 20 ans Théo Lachaud qui a eu pas mal de temps de jeu. Et attention à ce que le jeune irlandais Roman Loughane, tout récent champion de France Espoir, ne vienne pas rebattre les cartes.

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Jean-Marc Authié
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