Toulon, les schémas de la reprise

  • Pierre Mignoni et Franck Azema ont dirigé leur premier entraînement ensemble ce mercredi. Mais ils n’étaient pas seuls, accompagnés de leurs nombreux adjoints tels que Romain Poite, Richie Gray et les préparateurs physiques. Photo Icon Sport
    Pierre Mignoni et Franck Azema ont dirigé leur premier entraînement ensemble ce mercredi. Mais ils n’étaient pas seuls, accompagnés de leurs nombreux adjoints tels que Romain Poite, Richie Gray et les préparateurs physiques. Photo Icon Sport Icon Sport
Publié le , mis à jour

Mercredi, les Rouge et Noir ont retrouvé le chemin de l’entraînement sous la houlette du duo Franck Azéma et Pierre Mignoni. L’ambition de retrouver les sommets est intacte, la méthode diffère.
 

L’an 1 d’une nouvelle ère dans le Var. Sous le regard d’une centaine de personnes, dans un RCT Campus transformé en chaudron en raison de la chaleur, les Rouge et Noir ont chaussé les crampons. Malgré la demi-heure provençale de retard, les curieux étaient prêts à attendre pour assister à la première de « Pierrot » et Franck, devenus le couple le plus iconique de la Rade.

La séance de plus d’une heure a été pour le moins scolaire. Vingt-sept joueurs, dont de nombreux Espoirs, étaient présents. « On se sait très observé », a rigolé Mignoni, de retour sur ses terres. Il faut dire qu’autour de la main courante, les érudits de l’ovalie s’y sont adonnés bon train et sans discrétion. À la toulonnaise.

Le staff se met en ordre de bataille

Le duo avait décidé de scinder le groupe en deux. Dans un exercice d’attaque/défense, par séquence intensive chronométrée à la seconde près, le directeur du rugby et le manager sportif ont dirigé avec la voix avant de beaucoup observer les comportements.

« Nous avons la chance d’avoir un staff fourni. Tous, il faut qu’on soit le plus précis. Pas pour Franck ou moi, pour le bien de nos joueurs et du groupe, a souligné Pierre Mignoni. Il ne faut pas nous opposer. Personne n’est cloisonné dans sa fiche de poste. » En pratique, Romain Poite et Richie Gray ont interagi avec les joueurs au milieu des exercices. Les préparateurs physiques étaient chargés de motiver les joueurs à répéter les efforts. Un beau vacarme. « Nous devons avoir confiance et croire en l’humain », a-t-il ajouté. Les tâtonnements du début laisseront bientôt place aux repères au fil des séances. Lundi, le staff toulonnais a réalisé une journée de cohésion pour écrire dans le marbre leur leitmotiv : « unité ».

Alors on imaginait Toulon, comme un héros à deux têtes. Il l’est, mais les observateurs avaient omis que la créature disposait de plusieurs bras (Coughlan, Dasalmartini, Petitjean, Michalak…). À une autre époque, les railleurs auraient émis l’idée d’une armée mexicaine. Le RCT s’est plutôt offert « un luxe », dixit Mignoni, qui remercie l’investissement de Bernard Lemaître.

Une préparation physique en plusieurs temps

Après avoir confié la destinée sportive à un manager omnipotent, le président change de braquet dans le but d’innover. « Je suis persuadé que la formule 1+1 = 3. » La tendance suit le schéma payant adopté par les Bleus. Le rugby s’oriente vers la spécialisation des tâches pour glaner des gains marginaux. S’il s’est arrêté à une formule à deux chiffres, Lemaître fait le vœu pieux, en additionnant les autres forces, qu’elle égale à Brennus.

Pour le moment, l’effectif est loin d’être au complet. Des recrues ayant pris part à la phase finale (West, Baubigny, Sinzelle) reprennent la semaine prochaine. Les internationaux, hormis Isa et Kolbe appelés à jouer le Four Nations, rejoignent le groupe pour le stage à Tignes du 7 au 12 août. « On a l’habitude de gérer ces situations. On retrouve des joueurs au compte-goutte. On ne s’en servira pas d’excuse. Il ne faut pas se cacher derrière ça. On se doit de prendre du plaisir et d’être prêt pour le début de saison. » Dans les Alpes, Toulon veut faire le premier pas dans son « chemin » (Mignoni) vers le gain de la Challenge Cup et le Top 6. Grand absent depuis 2018 de la phase finale, le club ne veut plus rester en rade, mais revenir à la table des grands. Comme au bon vieux temps du premier passage de Mignoni sur le banc (2011-2015).

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Mathias Merlo
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