Test-Match - Dominées par les nations du Nord, on ne dirait plus le Sud

  • L'Irlande s'est imposée pour la première fois en Nouvelle-Zélande le 9 juillet dernier (12-23).
    L'Irlande s'est imposée pour la première fois en Nouvelle-Zélande le 9 juillet dernier (12-23). Icon Sport
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Toutes les nations majeures de l’hémisphère sud ont baissé pavillon le même week-end face aux équipes du 6 Nations.

C’est un week-end pour l’histoire. Bien entendu, la France est montée pour la première fois sur la plus haute marche du classement World Rugby, mais, surtout, les nations de l’hémisphère Nord ont réussi un carton plein dans le sud. Avec des résultats inédits puisque l’Irlande n’avait jamais gagné en Nouvelle-Zélande, tout comme le pays de Galles en Afrique du Sud. Il faut y ajouter les succès de l’Angleterre en Australie et celui de l’Ecosse en Argentine pour se réjouir, alors que cette période de l’année est toujours favorable aux équipes du Sud, tout d’abord parce qu’elles ont l’avantage de recevoir mais aussi parce que les équipes du Tournoi des 6 Nations voyagent avec une saison déjà bien pleine dans les valises.

Des compétitions domestiques démantelées par le Covid

Simple coïncidence, accident de parcours, ou mal plus profond chez les mastodontes du Rugby championship ? La vérité d’un week-end est fragile dans le monde du sport professionnel mais ce carton plein des nations du Nord n’est pas anodin. La crise sanitaire mondiale n’a pas été sans conséquences sur le long terme de l’autre côté de l’équateur. En effet, le rugby de l’hémisphère sud est en pleine mutation depuis l’arrêt des compétitions en 2020. Il faut d’ailleurs noter que le Tournoi des 6 Nations a pu aller à son terme cette année-là et que les coupes d’Europe ont aussi pu se jouer non sans quelques aménagements. Ce n’est pas le cas de l’autre côté du globe.

Le rugby championship a été annulé en 2020, marquant un véritable coup d’arrêt car le Super Rugby n’a pas non plus survécu. Les Sunwolves japonais ont mis la clé sous la porte et les Jaguares argentins se sont retrouvés isolés et l’Afrique du Sud a annoncé la création d’une compétition interne en attendant de rejoindre les équipes celtes. Toute l’organisation de la Sanzaar qui voulait créer la compétition la plus rentable de la planète avec la volonté de se rapprocher à terme du marché américain a volé en éclat. Depuis, tout le monde veut tirer la couverture à soi. Il a fallu attendre 2022 pour voir la création d’un nouveau super rugby « international » avec des équipes néo-zélandaises, australiennes et pour la première fois une formation fidjienne et une des îles pacifiques.

Néanmoins, cette entente de circonstance est fragile. L’Australie a fait savoir qu’elle étudiait la possibilité de créer un championnat domestique et donc quitter le Super Rugby Pacific à l’issue de la saison 2023. Cette actuelle pagaille offre moins de rendez-vous capables de préparer les joueurs aux rendez-vous internationaux, ce qui peut expliquer la baisse de niveau des sélections nationales. L’Afrique du Sud espère y remédier avec l’arrivée de trois équipes en Champions Cup dès la saison prochaine. Pour les autres, le flou persiste.

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