Test-Match : Boffelli punit l’insulte au rugby des Ecossais

  • Emiliano Boffelli est l'auteur de l'essai de la victoire pour les Argentins.
    Emiliano Boffelli est l'auteur de l'essai de la victoire pour les Argentins. Icon Sport
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Pour avoir refusé de tenter une pénalité à dix mètres face aux poteaux argentins, les Écossais se sont lamentablement pris les pieds dans le tapis dans les arrêts de jeu, offrant aux Argentins un succès inespéré, ainsi que la victoire dans cette série de tests.

Après deux matchs initiaux à sens unique (avec un premier test facilement remporté par les Pumas 26-18, et un second largement à l’avantage des Ecossais, 6-29), il était finalement plutôt logique que la "belle" entre les 7e et 9e nations mondiales accouche d’un scenario plus incertain, et un score plus serré. Et pour tout dire, au-delà de l’hommage réservé avant-match par leurs partenaires à Zander Fagerson et Matias Orlando pour leur 50e sélection, c’est bien dans ce suspense que résida le principal intérêt de la rencontre, largement polluée au niveau du contenu par un flot d’erreurs techniques pas vraiment dans les standards du haut niveau. La faute, en partie, à un nombre de changements assez considérable engagé par les deux sélectionneurs (11 pour Michael Cheika côté argentin, 8 par Townsend dans le camp écossais), qui a logiquement impliqué un certain manque de repères collectifs, et les inévitables ballons tombés qui vont avec…

À ce petit jeu ? Longtemps, ce furent bien les Pumas qui se montrèrent les plus maladroits, gâchant par exemple une occasion majuscule d’entrée de jeu (la faute à une dernière transmission loupée entre Moroni et Boffelli sur un des rares lancements de jeu léchés) et globalement pas aidés par leur demi de mêlée Bazan Velez, manifestement stressé pour sa première titularisation.

Les Pumas tout à la grinta

Il faut toutefois rendre justice aux Ecossais qui, malgré une touche en grande difficulté (9/15) ont surtout eu le mérite d’imposer leur puissance de frappe. On en veut pour preuve ce premier essai si symbolique de Duhan Van der Merwe à la 13e, lancé plein champ à l’intérieur de Kinghorn pour renverser quatre défenseurs, ou plus encore celui du talonneur Ewan Ashman au retour des vestiaires, tout étonné de s’offrir un doublé en bout de ligne en renversant si facilement Bautista Delguy… Deux éclairs auxquels les Pumas ne purent répondre que par un certain talent dans le désordre, à l’image d’un superbe essai inscrit en contre par Santiago Carreras (20e) après une contre-attaque initiée par ses ailiers Delguy et Boffelli.

C’est ainsi que, logiquement, l’Ecosse semblait partie pour s’adjuger la victoire, affirmant même sa domination par un doublé en force de Van der Merwe (45e) au bout de la seule action collective digne de ce nom en 80 minutes, avant de prendre petit à petit le dessus en mêlée fermée. Jusqu’à étouffer les derniers sursauts d’orgueil argentins ? Que nenni ! Réunissant leurs dernières forces autour de leur légendaire grinta et de l’entrée en jeu déterminante de leurs remplaçants, les Pumas réussirent à aller à dame à l’énergie par Tetaz Chaparro (50e) puis Bertranou (61e) jusqu’à revenir à quatre petits points de leurs adversaires. Lesquels, à 27-31, cédant au péché d’orgueil de ne pas tenter une pénalité, 10 mètres face aux poteaux… Une insulte au jeu qui se paya cash, les Pumas harcelant leur proie jusqu’à la faire craquer dans les arrêts de jeu, grâce à un essai en coin de Boffelli. Bien fait…

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