Grenoble, la carte identitaire

  • Après une saison poussive conclue sur une piteuse 12e place, le FCG est bien décidé à retrouver son lustre, fort d’un savant amalgame entre les valeurs sûres du Pro D2 comme l’ancien arrière de l’Usap Julien Farnoux (au centre) et la jeunesse sans complexes du club incarnée par les troisième ligne Victor Guillaumond et Thibaud Martel. Photo FC Grenoble
    Après une saison poussive conclue sur une piteuse 12e place, le FCG est bien décidé à retrouver son lustre, fort d’un savant amalgame entre les valeurs sûres du Pro D2 comme l’ancien arrière de l’Usap Julien Farnoux (au centre) et la jeunesse sans complexes du club incarnée par les troisième ligne Victor Guillaumond et Thibaud Martel. Photo FC Grenoble
Publié le

Passés à côté du dernier exercice en raison d’un début de saison catastrophique à domicile, les Isérois espèrent réintégrer le top 6 dès cette année, portés par une génération de jeunes joueurs qui aura au moins acquis dans la difficulté une expérience précieuse.

L’avantage, après une saison qui a vu le FCG dangereusement flirter avec la zone de relégation pour se terminer sur une douzième place, c’est qu’elle ne laisse aucune place à l’ambiguïté. "Ce n’était évidemment pas ce qui était prévu, même si le niveau de la Pro D2 est très bon, admet le président Nicolas Cuynat. Nous avons raté notre saison, mais cela a maintenant été digéré. Le staff a bien analysé les raisons de cet échec et les joueurs sont revenus revanchards, alors il s’agit de regarder devant avec beaucoup d’énergie, pour aller chercher une qualification."

Un objectif pour lequel la saison dernière aura au moins eu le mérite de servir d’incubateur, permettant de digérer (certes à grands frais) un nouveau projet de jeu tout en intégrant (parfois par la force des choses) des jeunes joueurs qui seront le FCG de demain. "Avec nos jeunes, l’objectif a toujours été le même : bien les former, les faire jouer, et les fidéliser, pointe Cuynat. On est heureux de pouvoir compter année après année sur un effectif qui va être de plus en plus profondément grenoblois." "C’est une petite fierté d’avoir réussi à conserver l’immense majorité de nos jeunes, mais surtout la preuve qu’ils ont compris le projet du club et qu’ils veulent en faire partie, se satisfait le directeur sportif Fabien Gengenbacher. Nous avions un peu moins de la moitié de l’effectif formé à Grenoble l’an dernier, encore un peu plus cette année et en termes d’identité d’équipe, c’est tant mieux. Parce que ces jeunes respirent le club, sa ville, son territoire… Le FCG, ce n’est pas que l’équipe pro, mais aussi l’Association, les Amazones, le quad rugby. Forcément, quand on est issu de la formation, c’est plus facile d’en avoir conscience et de le faire partager aux autres"

"Il y a toute une thématique autour de notre identité, de notre territoire, de nos montagnes sur laquelle on veut plus que jamais travailler, brosse Nicolas Cuynat. Beaucoup d’ingrédients sont mis en jeu afin de retrouver une identité et répondre à cette question : "c’est quoi, être un joueur grenoblois ?" Maintenant, on doit aller chercher les réponses."

Du stade des alpes au centre de performance, des infrastructures à s’approprier

Cette identité ? Elle passe aussi forcément par un enracinement et à ce titre, le FCG navigue pour le moment entre deux eaux, à l’image de nombreuses défaites à domicile l’an dernier au stade des Alpes, qu’il lui a fallu une demi-saison pour s’approprier. "J’espère au moins que cette saison, nous pourrons avoir accès au stade des Alpes pour nos mises en places… On a besoin d’y aller plus souvent, ne serait-ce que pour la prise de repères individuels et collectifs, mais surtout pour s’y sentir chez nous. Ce sera un des enjeux de la saison, et le club et moi allons pousser de toutes nos forces pour y arriver." Un chantier qui s’ajoute à celui à venir du centre d’entraînement puisque, si les Grenoblois s’entraîneront encore cette saison et la suivante sur leur habituel site de Lesdiguières, leur quotidien devrait évoluer à moyen terme avec un futur déménagement à Pont-de-Claix qui n’a jamais été aussi proche d’être concrétisé.

"Aujourd’hui, Lesdiguières nous permet de travailler dans des conditions correctes, mais il va y avoir rapidement une compression foncière qui ne nous le permettra bientôt plus, avec la construction de logements sociaux sur ce qu’on appelle aujourd’hui les "parkings tennis", détaille le président Cuynat. La mairie a un projet pour ces terrains que je ne jugerai pas, c’est son choix. Mais à partir de là, je ne pouvais que m’adapter en cherchant à donner au FCG un outil de travail digne du plus haut niveau, ce qui passe par transférer notre plateau technique. Le but est de déménager d’ici 2024 notre plateau de performance (pros, espoirs, Amazones) sur les infrastructures de l’US Deux-Ponts, tout en conservant et aménageant le site de Lesdiguières pour en faire un site de pré-entraînement offrant de bonnes conditions à nos jeunes, de l’école de rugby aux juniors." Des perspectives pas si lointaines que ça, qui engagent l’avenir d’un club dont les premières lignes doivent s’écrire dès cette saison.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?