Pierre-Samuel Pacheco (Colomiers) : la tête avant le reste

  • Pierre-Samuel Pacheco a tout pour être la bonne surprise columérine cette saison.
    Pierre-Samuel Pacheco a tout pour être la bonne surprise columérine cette saison. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Le puissant flanker a vu sa progression être ralentie par les blessures. Mais son travail mental et la meilleure connaissance de son corps sont des atouts pour la saison à venir, lors de laquelle il aura plus de responsabilités.

Pierre-Samuel Pacheco fait partie de ces joueurs pas épargnés par les blessures. Même s’il n’a que 22 ans et de nombreuses belles années devant lui, son parcours jusque-là suscite de la frustration, tant le garçon est pétri de talent. « Ce n’est pas une sensation, c’est une réalité, concède son entraîneur Julien Sarraute. Les blessures ont nui à son évolution. Ce fut très difficile pour lui d’appréhender toutes ces périodes de longues blessures et ces rechutes récurrentes. » 

Dès l’âge de 18 ans, le flanker avait déjà connu une saison blanche causée par une pubalgie et autres pépins musculaires. La saison dernière, celui-ci a disputé sept matchs, soit sept fois plus que la saison précédente. Malgré tout, ses performances sur le terrain laissaient présager le meilleur et auguraient une toute autre saison. Mais des blessures sont encore passées par là.

Toutefois, le principal intéressé est en train de mettre tous ces problèmes de côté. Il suffit de constater ce début de préparation physique, dans lequel il est totalement épanoui. « Ça se passe très bien !, exprime-t-il. C’est sûr que ça tape fort mais c’est le principe d’une préparation de développement physique. Il faut démarrer très fort pour ensuite se concentrer sur le rugby. » 

Son rugby justement, il le retrouve, et ce grâce à un état d’esprit positif. « Quand tu fais la préparation, que tu enchaînes le début de saison, tu es bien dans ta tête et tu as envie de commencer », poursuit-il. Et ce n’est pas anodin, pour lui qui accorde une importance toute particulière à cet aspect du métier de rugbyman pro. Sûrement le fruit de trop longues périodes isolées de réathlétisation. « Avec mon passé, je connais mieux mon corps et je saurai gérer si une blessure arrive. Puis je fais très attention à ce qui est autour de l’entraînement, notamment la récupération, avec l’hydratation et le sommeil. »

Une préparation mentale hautement importante

Alors que le sujet de la préparation mentale prend de plus en plus de place dans le rugby de haut niveau, Pacheco concède avoir travaillé avec un spécialiste de la question. « Quand t’as broyé du noir avec les blessures, ça aide vraiment, témoigne-t-il. Pour certaines personnes, la préparation mentale est très importante. On se développe physiquement, techniquement mais on laisse le travail mental de côté. Pour ceux qui ont eu pas mal de blessures, ça peut être intéressant. »

La collaboration avec un préparateur mental couplé à une meilleure connaissance de son corps lui confèrent une grande confiance quant à ses capacités physiques aujourd’hui. « On travaille avec lui pour l’accompagner et pour qu’il soit capable d’enchaîner les entraînements dans un premier temps et, ensuite, il retrouvera ce plaisir d’enchaîner les matchs, précise Julien Sarraute. Il faut qu’on casse le cercle vicieux dans lequel il était tombé. On doit aller chercher un cercle vertueux. » 

La confiance qui lui est accordée par le staff à l’aube de cette nouvelle saison ne peut être qu’une bonne chose.

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Quentin Put
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