Revue de l'effectif columérin : un centre bien fourni et du renouvellement interne

  • L'international italien, Michele Campagnaro, sera bien entouré au centre du terrain columérin.
    L'international italien, Michele Campagnaro, sera bien entouré au centre du terrain columérin. Icon Sport
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Colomiers fera une nouvelle fois partie des favoris à la montée en Top 14 la saison prochaine. L'USC s'est encore un peu plus renforcé au centre du terrain, notamment. Petit tour d'horizon de l'effectif columérin !

Arrières > À bien des égards, Thomas Girard est la valeur sûre de l’effectif columérin. Adroit face aux perches, il a inscrit 274 points. Mais l’ancien Massicois est aussi le joueur le plus utilisé de Colomiers (1 962 minutes de jeu). Nul doute qu’il sera une nouvelle fois essentiel pour la poursuite des objectifs de la Colombe. Pour apporter une alternative, le staff a fait appel à Max Auriac, qui arrive en prêt du Stade toulousain (lire ci-dessus). L’international moins de 20 ans pourra faire bénéficier de sa vitesse. Alexis Palisson et Valentin Saurs, tout deux très expérimentés, sont aussi très à l’aise à ce poste.

Ailiers > Les deux tauliers se nomment Valentin Saurs et Peni Rokoduguni. Avec un total cumulé de 13 essais, ils sont les deux meilleurs marqueurs de l’équipe. L’Agenais et le Fidjien auront indéniablement un cran d’avance sur la concurrence. Attention toutefois à Alexis Palisson, qui n’a pas dit son dernier mot. Les fulgurances dont il est l’auteur dans les moments cruciaux ne s’oublient pas. Par ailleurs, les jeunes Victor Moro et Simon Delas entreront dans la rotation à ce poste. Le premier, désormais bien installé sur les extérieurs, a disputé treize matchs. Le second, largement gêné par les blessures, voudra prendre une revanche.

Centres > C’est sans aucun doute le poste le plus fourni de l’effectif. Comment ne pas commencer par le capitaine de la Namibie, qui participera à la prochaine Coupe du monde ? Johan Deysel est plus que jamais précieux dans le centre du terrain dans le rôle de point de fixation. Son association avec Fabien Perrin est un atout, tant l’Espagnol sait faire jouer autour de lui. L’international italien Michele Campagnaro (46 sélections) a connu une fin de saison en boulet de canon. À ce niveau-là, peu de joueurs font mieux dans la division. Il faudra compter aussi sur Paul Pimienta, très apprécié pour ses déplacements et sa force dans l’affrontement. Aussi, Grégoire Maurino, dont l’investissement et la détermination n’ont jamais fléchi, pourrait bien revenir au premier plan.

Ouvreurs > Pour leur première saison, les deux demis d’ouverture Romuald Séguy et Maxime Javaux se sont partagé le temps de jeu de la manière suivante : dix-neuf titularisations pour le premier et douze, dont le barrage, pour le second, au gré des formes et des méformes. Aucune hiérarchie ne s’est dégagée. Il devrait en être de même à l’aube de l’an II. À moins que l’hypothèse de voir Thomas Girard à l’ouverture ne prenne de l’ampleur…

Demi de mêlée > Et si c’était l’année d’Ugo Séguéla ? Le demi de mêlée de 21 ans s’est fortement rapproché d’Edoardo Gori en termes de temps de jeu et donc de hiérarchie. Ses titularisations contre Oyonnax, Bayonne et Mont-de-Marsan témoignent de son gain de maturité. Gori n’est pour l’heure pas en reste puisqu’il reste le numéro un en temps de jeu. Mathis Galthié, apparu pour la première fois en Pro D2 la saison dernière, aura une carte à jouer. Performant chez les espoirs, Arthur Diaz pourrait bien disputer ses premières minutes en pro.

Numéros 8 > Cadre du vestiaire, Romain Bézian l’est aussi sur le terrain par sa capacité à jouer debout. Sa longue absence liée à un genou blessé a permis à Jorick Dastugue de se montrer. Et l’ancien Rouennais a convaincu par sa grande activité, son appétence pour le combat et sa science de la touche. Mais en fin de saison, c’est Aldric Lescure qui a pris le relais à l’arrière du pack. Sans compter qu’Yann Peysson aura forcément un coup à jouer, tant ses prestations au sortir de l’hiver (quatre titularisations d’affilée) ont été bonnes.

Troisième ligne aile > Mihai Macovei, historique du club, et Karl Chateau, très utilisé à son arrivée en tant que joker médical, sont partis vers d’autres cieux. Anthony Coletta, capitaine exemplaire de l’équipe, en est forcément un titulaire en puissance. À ses côtés, il ne serait pas impossible de voir un profil plus aérien tel que celui de Waël Ponpon. Le joueur a pour lui son grand dynamisme. Jean Thomas, bien que considéré comme un numéro 4 par son staff, poste qu’il préfère lui aussi, pourrait bien jouer sur le flanc de la mêlée. Avec la concurrence au numéro 8, Aldric Lescure pourrait bien utiliser sa polyvalence. Enfin, Pierre-Samuel Pacheco, fidèle à lui-même lors de ses sorties, sera aussi un prétendant sérieux s’il met de côté ses pépins physiques. Ce qui semble en bonne voie (lire ci-dessous).

Deuxième ligne > Clément Chartier laisse sa place à Jack Whetton. Le natif d’Auckland vient pour apporter du poids dans l’axe droit, sachant qu’il est aussi habile avec ses mains. Mais la tâche s’annonce bien difficile. Car à ce poste un trio s’est vite imposé lors de la dernière fin de saison. Maxime Granouillet, très adroit dans le combat, et Jean Thomas, plus longiligne, ont une grande expérience au club et dans la division. Et Alexandre Ricard a réalisé une saison de très belle facture. Impossible de ne pas le voir régulièrement lors de ce nouvel exercice.

Piliers > À gauche, Hugo Djehi et son profil plus dynamique ont un cran d’avance. Mais la régularité et la bonne tenue en mêlée de Thomas Dubois lui confèrent un avantage non négligeable. Guillaume Tartas, moins utilisé, n’a pas déçu même s’il fut pénalisé. Côté droit, on a connu de la rotation à l’intersaison. Kane Palma-Newport, Victor Delmas et Victor Leon ont quitté le club. Pour les remplacer, Marco Fepulea’i a été recruté. Ce puissant Samoan, appelé cet été en sélection, sort d’une belle saison avec les Los Angeles Giltinis. Mais a priori, c’est Hugo Pirlet qui devrait démarrer le plus souvent. Ses solides prestations sont encore dans les mémoires. Beka Sheklashvili, pour ce qui pourrait être sa dernière saison, amènera sa science de la mêlée fermée entre autres. L’international moins de 20 ans Robin Bellemand va prendre davantage d’ampleur dans la rotation.

Talonneurs > Délicat là aussi d’établir à l’avance une hiérarchie qui sera immuable. Thomas Larrieu cependant semble le mieux placé pour l’heure au vu de sa récente forme, et des blessures de ses partenaires. Hikawera Elliot, s’il met de côté ses pépins, s’avère un joueur redoutable dans le cœur du jeu. De même, l’énergie de Youssef Saaidia est remarquable quand il est sur le terrain. La variation des conditions climatiques sera un paramètre à prendre en compte.

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Quentin PUT
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