Sam Nixon, la clé anglaise ?

  • L'ancien Bayonnais Sam Nixon cherchera à se relancer à Grenoble.
    L'ancien Bayonnais Sam Nixon cherchera à se relancer à Grenoble. Icon Sport - Icon Sport
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Révélé à Bayonne mais incapable de s’imposer dans son pays, le droitier revient dans un championnat qu’il connaît bien, où son profil devrait être apprécié à sa juste valeur.

Dans un mercato estival plutôt calme sur les bords de l’Isère où l’urgence résidait dans un dégraissage de l’effectif, l’arrivée de Sam Nixon n’a pas défrayé la chronique. Reste qu’aux yeux des observateurs les plus avisés des championnats européens, la grosse prise du FCG résidait bien là, tellement désirée qu’elle obligea le staff du FCG à jouer un jeu dangereux vis-à-vis de l’irréprochable Ilia Kaikatsishvili, non prolongé et « gardé sous le coude », dans l’espoir que l’arrivée du pilier anglais se finalise… Reste que le rugby est un sport professionnel, avec ses avantages et ses inconvénients. Et que le jeu en valait probablement la chandelle pour un club plus que jamais désireux de se doter d’un client au poste de pilier droit, lui qui souffrit si souvent dans l’exercice de la mêlée fermée la saison dernière. « Sam Nixon, c’est quelqu’un que nous avons d’abord ciblé en raison de ses aptitudes en mêlée fermée, confirmait le manager Fabien Gengenbacher. Mais pas seulement… D’ailleurs, depuis qu’il est arrivé, on a déjà constaté qu’il apporte beaucoup de joie de vivre, ce qui est toujours important dans un groupe. » Un portrait qui colle à celui qu’on avait déjà brossé lors de son passage à Bayonne, où Nixon s’était non seulement imposé comme un pion essentiel à la bonne tenue de la mêlée basque, mais surtout un élément central du groupe bayonnais. « Certains paris ne prennent pas. Celui-là, on peut dire qu’il a fonctionné » se félicitait à bon droit Yannick Bru, qui avait recruté Nixon sur les bons conseils d’un certain Pierre-Henry Broncan, du temps où celui-ci officiait à Bath…


Conseillé à Bru par Broncan

 

Il faut dire que dans un championnat anglais où l’on attend aussi bien des piliers de la puissance en mêlée que de la mobilité et une capacité à enchaîner les tâches, Sam Nixon n’a jamais vraiment réussi à s’imposer. Nul n’est prophète en son pays, paraît-il, et le gosse de Yeovil, fils d’exploitants laitiers, n’a pas fait exception… La preuve en chiffres : formé aux London Scottish puis à Plymouth avant d’intégrer l’Academy de Bath en 2016, Nixon n’avait disputé que 24 matchs avec les pros en 3 ans, soit moins qu’en une seule saison avec Bayonne. Revenu l’an dernier en Angleterre fort de son expérience française, Nixon a connu la même mésaventure à Exeter : souvent relégué sur le banc des Chiefs (seulement 10 feuilles, dont la moitié en Coupe d’Angleterre), celui-ci fut même transféré en cours de saison à Bristol, où il ne joua… Aucun match. Autant dire que c’est un joueur avide de revanche qui a débarqué à Grenoble, qui plus est dans un championnat où son profil et son gabarit (1,93 m, 125 kg) constituent non plus des freins, mais des atouts…

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