Rugby à VII - Nelson Épée (Toulouse), le VII comme tremplin

  • Après un succès fulgurant avec France VII, Nelson Épée (21 ans) s’est fait une place sous les couleurs du Stade toulousain. La saison dernière il est apparu cinq fois avec le maillot rouge et noir.
    Après un succès fulgurant avec France VII, Nelson Épée (21 ans) s’est fait une place sous les couleurs du Stade toulousain. La saison dernière il est apparu cinq fois avec le maillot rouge et noir. Icon Sport
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Très en vue avec les moins de 20 ans lors de l’édition 2021, le Toulousain a ensuite explosé sur le circuit Sevens en s’imposant comme la sensation de l’équipe de France à VII. Un accélérateur de carrière qui lui a aussi permis de gagner du galon en club. Ce que l’on appelle le "gagnant-gagnant"...

Bien sûr, il avait déjà marqué les esprits lors du Tournoi des 6 Nations des moins de 20 ans en 2021 au cours duquel il avait inscrit quatre essais en autant de matchs, ou lorsqu’il s’est offert le titre de champion de France espoirs en 2021 avec le Stade toulousain au terme d’une saison durant laquelle il avait impressionné par sa vitesse et ses appuis. Mais, avant les étapes de l’In Extenso Supersevens version 2021, Nelson Epée n’avait encore jamais foulé une pelouse de Top 14. En une poignée de sorties (il avait aussi participé à l’édition 2020), à Toulouse et à La Rochelle, l’intéressé a montré qu’il pouvait être un phénomène.

Une attraction pour le grand public, autant qu’un cauchemar pour les adversaires. Indéniablement, cela fit office de catalyseur de carrière le concernant. Conscient que le garçon avait besoin de temps de jeu pour franchir un cap plus vite, le staff toulousain a ensuite accepté de le laisser à disposition de l’équipe de France à VII, dont l’encadrement lorgnait ses qualités exceptionnelles. "J’avais été appelé pour l’Oktiberfest de Munich (en 2019), expliquait épée dans ces colonnes, il y a quelque temps. L’été dernier, on a échangé, avec le Stade toulousain et France VII, afin de me fixer des objectifs. J’ai beaucoup discuté avec Ugo (Mola) notamment, pour trouver ce qui était le mieux pour moi. Le VII est apparu comme une bonne voie, un accélérateur pour me faire progresser physiquement, mentalement, ainsi que sur ma technique individuelle. […] Le VII nous pousse au maximum de ce que l’on peut faire. C’est un vrai défi." Qu’il a relevé avec brio. Et c’est peu dire… En quelques mois, Nelson Epée s’est imposé comme la sensation française du circuit, avec une statistique affolante pour sa première saison : trente-trois essais inscrits en trente-trois apparitions (en sept étapes), ce qui en a fait le quatrième meilleur marqueur du World Series sur l’exercice 2021-2022.

Les JO en ligne de mire

Autant dire que son éclosion au plus haut niveau fut spectaculaire, à la hauteur de son talent. Un pari réussi, à tel point qu’il lui a d’ailleurs permis de gagner du galon aussi en club au fil des mois, lui qui enchaînait les allers-retours entre Ernest-Wallon et la sélection à VII. Ainsi, il a célébré sa première en Top 14 en février, contre le Stade français, avant d’ouvrir son compteur d’essais début juin face à Biarritz. Et, malgré la forte concurrence, il s’est même fait une place sur la feuille de match en phase finale du championnat, puisqu’il était remplaçant en barrage contre La Rochelle puis face à Castres en demie. L’ascension se poursuit donc pour lui, qui a signé son premier contrat professionnel avec les Rouge et Noir et qui n’a pas besoin aujourd’hui de trancher entre VII et XV. Avec, forcément, les Jeux Olympiques de Paris 2024 en ligne de mire. "Les deux projets vont ensemble, je ne fais pas de pause avec le Stade, j’ai toujours envie de jouer à Toulouse, assure-t-il. À VII aussi, j’ai prolongé (avec la FFR, N.D.L.R.) pour deux ans encore afin de préparer les Jeux Olympiques. Mais, ensuite, cela dépendra de mes performances pour savoir si j’y participe ou pas." S’il continue sur sa lancée, les doutes seront rapidement mesurés.

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Jérémy FADAT
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