Saga Rennes : découverte et continuité

  • La Bretagne n’échappe pas à la canicule et c’est sous un soleil brûlant que les Rennais peufinent les derniers détails de leur préparation estivale. Photo Dominique Deblaise
    La Bretagne n’échappe pas à la canicule et c’est sous un soleil brûlant que les Rennais peufinent les derniers détails de leur préparation estivale. Photo Dominique Deblaise Dominique Deblaise - Dominique Deblaise
Publié le , mis à jour

Après le titre de champion de France de Fédérale 1, Rennes se retrouve face à un nouveau défi de taille : la Nationale. Pour s’y adapter et y rester, staff et joueurs veulent garder leur philosophie de jeu, un état d’esprit très solidaire et une forte identité bretonne.

«On a voulu le titre et la montée. On l’a réalisé, on l’a fêté et maintenant, il va falloir l’assumer pour bien paraître en Nationale. » Blessé depuis décembre et privé de phase finale, Gaëtan Béraud va retrouver la compétition au troisième niveau français après quatre saisons en Fédérale 1. « Un beau challenge » pour le troisième ligne mais aussi « un autre monde » pour Alexandre Guéroult car un seul Rennais a connu la Nationale, l’ex-pensionnaire de Dijon et Aubenas-Vals, Victor Fromentèze, qui fait partie des douze joueurs ayant rejoint l’aventure bretonne.

Cependant, ils sont treize à avoir déjà joué en professionnel et les deux tiers du collectif ont été conservés pour assurer une continuité sportive et humaine. « Il y a un gros noyau qui reste donc cela facilite l’apprentissage et la transmission du projet, partage le deuxième ligne. Et puis, ce que l’on a créé n’est pas un feu de paille, il y a des choses sur lesquelles on va s’appuyer pour construire autour. »

Binious et drapeau breton dans le vestiaire

Rennes doit notamment sa montée à une solidarité sans faille qui sera l’une des clés. « On va s’attacher sur les premiers mois à passer énormément de moments ensemble, explique Gaëtan Béraud. C’est important de connaître les joueurs mais aussi les hommes. » Le stage à Grand-Champ (Morbihan), qui débute ce vendredi, sera l’un des moments fondateurs, comme il l’avait été la saison dernière.

Ce sera aussi l’occasion de faire découvrir la Bretagne aux recrues, un dénominateur commun indispensable pour le manager Kévin Courties : « Ils devront apprendre à compter en breton et on va leur faire goûter la galette saucisse. L’écrivain Xavier Grall disait : « On ne né pas breton, on le devient. » À eux de voir s’ils veulent le devenir. » Cette culture bretonne est aussi un levier de motivation pour Alexandre Guéroult : « On va jouer des clubs historiques dont on connaît l’identité par cœur depuis des années. L’identité bretonne doit être notre moteur car cela transcende les mecs. » Pilier pur beurre salé (lire le portrait ci-contre), Baptiste Le Jallé confirme : « Les binious, le Gwenn ha Du dans le vestiaire, c’est nous. Sans ça, il manque quelque chose. »

Avec près de 10 000 kilomètres prévus au compteur, les déplacements seront le principal chantier en termes de logistique et de récupération. Mais niveau rugby, les joueurs devront aussi monter d’un cran sans se dénaturer. « Il faut rester ambitieux dans le jeu, précise le centre Ryan Dubois. On aime partir de loin avec le ballon, mettre beaucoup de vitesse, c’est ce qu’on nous demande à l’entraînement et on doit continuer de le faire en match. L’objectif du club est le maintien, cela passera aussi par une grosse défense. »

La saison démarrera à domicile le 4 septembre face à Suresnes avant des voyages à Albi puis Tarbes et la réception de Valence-Romans. « Le premier bloc va nous mettre dans le bain d’entrée, souligne le troisième ligne. On ne peut pas se permettre d’avoir des étoiles dans les yeux à chaque fois qu’on va découvrir un nouveau stade ou des joueurs qui ont joué plus haut. Il faut qu’on les regarde droit dans les yeux et rivaliser pour placer le REC dans le paysage de la Nationale. » D’ici là, Rennes recevra Rouen (13 août) et ira à Vannes (20 août) en amical, soit un solide avant-goût de cette nouvelle aventure.

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Arnaud Rey
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