Une entame à quitte ou double pour l'Argentine

  • Les Argentins de Mateo Carreras et Thomas Gallo n’ont pas franchement convaincu lors de la tournée d’été. Photo Icon Sport
    Les Argentins de Mateo Carreras et Thomas Gallo n’ont pas franchement convaincu lors de la tournée d’été. Photo Icon Sport Icon Sport - Sportsfile
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Opposés aux Wallabies dans une double confrontation hautement symbolique pour le sélectionneur Michael Cheika, les Pumas joueront très gros d’entrée...

Si l’on excepte - logiquement - l’édition 2020 disputée à huis clos et sans les Sud-Africains pour la raison que l’on sait, les Pumas n’ont échappé à la dernière place du Rugby Championship qu’une seule fois en neuf compétitions. Y parviendront-ils pour la deuxième fois, lors de cette édition où ils fêteront le dixième anniversaire de leur entrée à la table des géants du Sud ? Tout un peuple l’espère, bien entendu. Reste que Michael Cheika sait bien l’ampleur du challenge qui attend sa sélection, laquelle a certes eu le mérite de remporter sa série de tests face à l’écosse mais dans des circonstances qui ne poussent pas vraiment à l’optimisme… Car si les Pumas ont fait étalage d’une grinta intacte, force est aussi de constater qu’ils ont clairement souffert, que ce soit dans le combat collectif (en mêlée fermée ou sur les ballons portés) ou dans les duels, leurs trois-quarts ayant affiché des lacunes flagrantes en termes de puissance pure.

Cheika face aux siens

Rédhibitoire face aux cadors sudistes, vous dites ? On pourrait le penser, d’autant que les ouvreurs Urdapilleta et Sanchez ne sont pas franchement au top de leur forme. Reste que les Pumas conservent malgré tout des atouts, à commencer par un alignement redoutable, quelques vieux guerriers redoutables dans le combat (Matera, Kremer, Isa, Lavanini) et un jeu collectif assez léché, capable de créer des différences à condition d’avoir vu leurs avants gagner la ligne d’avantage. Le manque de puissance des Pumas sur les extérieurs s’avérant en revanche préjudiciable dans le cas contraire, qui les conduit à perdre de nombreux ballons au contact…

Voilà pourquoi, fort de ces constats, on se bornera à écrire que l’Argentine jouera gros dès son entrée dans le tournoi, pour la simple raison que les Pumas se verront opposés à l’Australie pour leurs deux premiers matchs à domicile, lesquels seront en outre très lourds en symbole pour le sélectionneur Cheika (qui dirigea, faut-il le rappeler, les Wallabies de 2014 à 2019). En cas de double succès face à la supposée plus faible des trois autres nations ?

Les Pumas pourront rêver de disputer la deuxième place aux Boks lors de l’ultime confrontation aller-retour. Dans le cas contraire ? Il s’agira d’assumer en suivant deux déplacements en Nouvelle-Zélande, susceptibles de coûter cher face à des Blacks en pleine quête de rachat devant leur public. Autant dire que l’entame de la compétition s’annonce à quitte ou double pour Cheika et sa bande…

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