Saga Bayonne - Maxime Machenaud, fraîcheur intacte

  • Maxime Machenaud a choisi Bayonne en partie pour "la ferveur populaire" de Jean-Dauger.
    Maxime Machenaud a choisi Bayonne en partie pour "la ferveur populaire" de Jean-Dauger. Icon Sport - Sandra Ruhaut
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Maxime Machenaud a été la première recrue de renom, très tôt lors la précédente saison. Le demi de mêlée veut vivre encore des moments forts avec Bayonne.

Il a été l’un des tout premiers à donner son accord à Bayonne. Top 14 ou Pro D2, peu importait alors. Son désir de rejoindre un club tel que l’Aviron l’emportait sur le confort de dire oui à un autre plus huppé. À 32 ans, Maxime Machenaud a encore besoin de sentir l’adrénaline de l’incertitude du résultat qui fait le charme du sport. "J’aurais eu l’opportunité de jouer dans un club du Top 14, raconte-t-il, mais, vraiment, ma décision de venir à Bayonne a été prise très tôt. C’est avant tout pour un challenge sportif. Je voulais aussi connaître un club avec de la ferveur populaire. Je suis bien tombé. On connaît l’ambiance de Jean-Dauger. J’ai eu l’occasion d’y venir, c’est toujours exceptionnel. J’avais envie de découvrir d’autres émotions. C’est sûr qu’au Racing on jouait les titres mais la ferveur populaire, on ne la ressentait pas. L’émulation était entre nous, les joueurs. J’avais le fort désir de connaître une ville qui vit rugby."

Après dix ans passés au Racing, la remise en question est d’actualité. Le premier travail sera de faire corps avec sa nouvelle formation. "À moi de m’intégrer au plus vite, glisse-t-il. L’objectif est d’acquérir le maximum d’automatismes pour apporter ce plus à l’équipe." Apparemment, pas un problème. Le Bordelais d’origine s’est immergé très tôt dans l’ambiance de l’équipe, même à distance. "Depuis sept ou huit mois que j’avais signé, j’étais le premier supporter de Bayonne. J’avais l’impression de connaître les joueurs, leur jeu, en regardant les matchs. J’étais très content qu’ils montent."

Une volonté de gagner

Le souci sera maintenant de pérenniser le club dans l’élite. Pour l’international aux trente-huit caps la problématique n’est pas nouvelle. "J’ai connu la même chose avec Agen il y a 12 ans, poursuit-il. On était le petit qui montait, mais on s’est maintenus. C’était quelque chose de très fort. Je sais ce que cela représente." Malgré tout, le contraste avec ses dernières saisons passées à chasser les titres ne risque pas d’émousser sa volonté de gagner. "Certes, ça va changer. Mais je garde cette mentalité depuis dix ans de vouloir remporter tous les matchs. Et je crois qu’il ne faudra en galvauder aucun. Il y aura des exploits tous les week-ends. À nous d’aller dans n’importe quel stade avec beaucoup d’ambitions."

L’ancienne figure du Racing 92 pense aussi à ce début de saison et le premier match à Jean-Dauger qui se profile… la réception des Franciliens. Une date qu’il a cochée ? "En tous cas, je l’ai vue, sourit-il. J’ai appelé Laurent Travers pour en parler. Il aurait préféré nous prendre plus tard. Mais avant, il y a aussi le déplacement à Toulon. Il ne faut pas galvauder ce premier rendez-vous ! Il faudra montrer d’entrée qu’on est là, dire aux clubs que jouer à Bayonne ou jouer Bayonne, c’est plus compliqué que prévu."

Et l’Aviron sera trop heureux de compter sur la détermination d’un des joueurs les plus chevronnés du championnat.

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Edmond Lataillade
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