Rugby Championship - Les All Blacks sombrent en Afrique du sud, Ian Foster sur la sellette

  • Les Néo-Zélandais de Sam Cane ont semblé impuissants pour le lancement de ce Rugby Championship en Afrique du Sud. Photo Icon Sport
    Les Néo-Zélandais de Sam Cane ont semblé impuissants pour le lancement de ce Rugby Championship en Afrique du Sud. Photo Icon Sport PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Dominés de bout en bout par les Springboks, les Néo-Zélandais n’avaient plus affiché un visage aussi terne depuis des lustres. À un an de la Coupe du monde en France, Ian Foster pourra-t-il conserver longtemps son poste de sélectionneur ?

Les mots, aussi puissants soient-ils, ne suffisent jamais vraiment à voiler la vérité du terrain. Laquelle fut encore cinglante, ce samedi pour les All Blacks défaits en Afrique du Sud (26-10). Au terme de la rencontre, le sélectionneur Ian Foster choisissait pourtant la méthode Coué. « À bien des égards, ce fut probablement notre meilleure performance de l’année. Suffisamment d’éléments montrent que nous allons dans la bonne direction. Nous sommes vraiment fiers de nos efforts. » Déconnecté de la réalité. L’auto-persuasion a ses limites.

Dans les chiffres le constat est pourtant alarmant. Déjà sur une séquence historiquement faible, les Néo-Zélandais ont concédé à Mbombela leur cinquième défaite en six matchs. Ils ont également enregistré leur plus lourde défaite depuis plus de 20 ans (1999 face à l’Australie) et depuis presque 100 ans face à l’Afrique du Sud (1928). Au bord du gouffre, alors qu’une nouvelle rencontre se profile déjà sur les terres des champions du monde springboks, ce samedi dans la capitale économique Johannesbourg. Pourtant, Foster n’en démord toujours pas. « De notre point de vue, il y a clairement eu une amélioration par rapport aux derniers test-matchs (face à l’Irlande, N.D.L.R.). Notre touche a bien fonctionné, nos défenses sur maul ont été bonnes et, plus globalement, notre prestation défensive est solide. »

L’ombre de Robertson toujours plus grande

Cet argumentaire aux allures de déni, Foster devrait désormais le faire avaler au pays, où la grogne monte. Dans nos colonnes, il y a dix jours, la légende all black Carl Hayman ne cachait pas ses craintes. « Oui, cela m’inquiète un peu. Je ne crois pas que nous soyons face à un problème ponctuel mais bien face à un problème structurel. […] Il y a quinze ans, la Nouvelle-Zélande était en avance dans beaucoup de secteurs, à commencer par ses programmes de développement des jeunes joueurs. Ce n’est plus d’actualité. Nous n’avons plus de marge. »

Si Foster ne saurait évidemment endosser tous les torts, son siège devient franchement éjectable. En Nouvelle-Zélande, l’hypothèse prend de l’épaisseur de son remplacement par Scott Robertson, assis sur quatre titres consécutifs avec les Crusaders en Super Rugby. Lequel a déjà fait savoir qu’il rêvait « d’être champion du monde avec deux nations différentes ». Manière habile de dire que, s’il n’obtient pas le poste suprême, il ira voir ailleurs. Pression, vous avez dit ?

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