Thouars : l’arme de la patience

  • Thomas Motard (au centre) anime à l’US Thouars l’activité Rugby Santé dont le succès est grandissant. Photo Maximilien Marie
    Thomas Motard (au centre) anime à l’US Thouars l’activité Rugby Santé dont le succès est grandissant. Photo Maximilien Marie
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Parvenus entre deux générations, les Thouarsais ne veulent pas perdre leurs acquis protégés par la structure club.

À l’extrême nord des Deux-Sèvres, Thouars se situe en territoire Nouvelle-Aquitaine, mais c’est au sein du championnat de Régionale 2 des Pays de Loire que l’UST pratique son rugby. C’est sur la base d’un constat éclairant : attrait sportif peu évident et frais importants de déplacements, que le club a obtenu il y a deux ans sa nouvelle localisation. « Nous avons quatre clubs nantais dans la poule, le niveau est quasi identique et il est pratique de n’être qu’à deux heures de bus », justifie Jean-Baptiste Jublin qui copréside avec Stéphane Monrouzeau. Quand nous l’avons joint, Jean-Baptiste Jublin sortait de la deuxième édition d’un mini-stage école de rugby devenu fondamental pour l’institution. Explications : « La saison dernière nous avions moins de trente inscrits à l’école, nous avons organisé un mini-stage et nous avons récupéré 40 gamins. Cette année, sur 100 participants nous en avons déjà récupéré 30. » Ainsi, l’école de rugby en entente (jusqu’aux moins de 16 ans et moins de 19 ans) avec Doué-la-Fontaine et Loudun a repris des couleurs et si l’UST alimente seule les moins de 12 ans au nombre de 31, elle va reconstituer ses moins de 14 ans. Les dirigeants thouarsais ont d’autres motifs de satisfaction, leur excellente formation féminine moins de 18 ans a performé et quatre jeunes filles de cet effectif sont devenues éducatrices. Les joueuses s’engagent au meilleur moment puisqu’en matière de bénévoles le club se voit contraint à un renouvellement. À vrai dire, la menace est ailleurs, dans la difficulté à stabiliser un potentiel senior rassurant. Car le club vit un creux de génération, une fin de cycle sans que le suivant n’ait pris la relève.


Le rugby et la santé

 

Une situation qui préoccupe les présidents et qui fait dire à Jean-Baptiste Jublin : « Nous sommes au bout de la génération du fils de Jean-François Ruault, ceux qui ont fait monter le club en Fédérale 2 et nous allons devoir jouer avec du local. Avec Stéphane (Monrouzeau) nous allons revoir nos ambitions, nous voulions accéder à la Fédérale 3 en trois ou quatre ans mais si ça doit être le double, ce sera le double. Il faut s’armer de patience et attendre que les jeunes arrivent dans les catégories supérieures. Nous pouvons aussi recruter, il y a des emplois dans le Thouarsais pour des jeunes qui acceptent de bouger. » Les entraîneurs Reynald Gorry et Julien Oudry vont donc avoir la charge d’optimiser le potentiel dont ils disposent en renforçant l’état d’esprit qui se veut être la marque de l’UST. Fière par ailleurs de la notoriété acquise auprès de la FFR, des médias, des partenaires et même de la Fondation de France, de sa section « Rugby Santé » créée par le Docteur Simon Charasson, un enfant du club, et animée depuis l’an dernier par Thomas Motard. Rugby Santé est en lien avec l’éducation et la recherche au sein du projet ISS qui sera présenté au congrès de médecine générale de Lille en décembre. Tous ont été convaincus du bien-fondé de cette opération suivie par une cinquantaine de participants souffrant de diverses pathologies. Une corde de plus à l’arc du rugby thouarsais, mais aucunement l’assurance d’un succès de son équipe première. Jublin et Monrouzeau le savent, alors entourés des leurs ils continuent leur combat.
 

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Gérard Piffeteau
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