Ils sont champions - Fédérale 2B : Annecy en avance sur le plan

  • Annecy a livré un parcours sans faute.
    Annecy a livré un parcours sans faute. Photo DR
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À Annecy, le titre n'était pas forcément à l'ordre du jour. Cette ambition était plus lointaine. Mais le dynamisme d'un groupe très jeune a finalement bousculé les perspectives. Sans se poser de questions, les Haut-Savoyards ont décroché le titre.

À l’US Annecy, on ne parle pas de réserve pour désigner la B, mais d’"équipe espoir". Et pour cause ! « Seulement trois trentenaires – Cédric Decarre, Adrien Vallet et Alexandre Delbart qui ont vécu leur dernière épopée sous le maillot annécien – étaient dans l’équipe sur l’ensemble de la saison, compte le manager Antoine Perotto. Sinon, il n’y avait que des moins de 23 ans. C’est une volonté comme on travaille avec deux autres clubs du bassin annecien chez les cadets et les juniors (Thônes et Annecy-le-Vieux, N.D.L.R.) ». Les meilleurs jeunes du bassin intègrent cette équipe.

Dans l’optique ensuite de faire le pas vers l’équipe une qui vient de grimper en Fédérale 1. « L’ambition est qu’il y ait quatre ou cinq joueurs qui intègrent chaque saison le groupe de l’équipe première », indique le technicien.

Justement, quatre espoirs l’incorporeront à la rentrée. « Nous devions monter en puissance avec cette génération, reprend Antoine Perotto. Il y a six ou sept gamins de 18 ans et nous voulions les amener sur trois saisons. Finalement, ils sont champions de France dès la première saison. Avec la politique actuelle, nous retrouverons ces gamins-là en tauliers de l’équipe première dans deux ans. » 

Cette équipe « d’espoirs » est une courroie de transmission entre le projet de formation des trois clubs du bassin et l’équipe première de l’Usar.

Beaucoup de fougue

Et elle s’est créée sa propre histoire en s’offrant ce titre. Avec fougue. « Sur les phases finales, avoir ce jeune effectif a été un avantage car ils se posent moins de questions, sourit Antoine Perotto. Par exemple, vers la 62e minute de la finale, nous sommes 12 points derrière mais personne ne panique. Car ils ne se rendent pas compte de la portée de l’événement. »

Et renversent donc leurs adversaires dans cette finale. Bien sûr, il y a parfois eu le revers de la médaille. « Sur une saison complète, il peut y avoir des inconvénients sur des matchs un peu à l’équilibre, note le technicien. Des très jeunes peuvent partir avec le ballon tout seul, ne pas rester dans le cadre du jeu. Mais cela fait partie de la formation, il faut se tromper pour y arriver ».

Cette saison, les Haut-Savoyards se sont un peu trompés, ont beaucoup appris et finalement décroché le titre de champions.

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Julien VEYRE
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