Les bonnes recettes des Springboks

  • Jasper Wiese, le numéro huit sud-africain, a sans cesse mis les siens dans l’avancée face aux All Blacks. Photo Icon Sport
    Jasper Wiese, le numéro huit sud-africain, a sans cesse mis les siens dans l’avancée face aux All Blacks. Photo Icon Sport
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Surpuissants, disciplinés et précis au pied, les Springboks ont maté les All Blacks et enterré leurs espoirs de redressement. Les Sud-Africains se sont appuyés sur les même forces qu’à la Coupe du monde 2019.

Ardie Savea, le troisième ligne centre des All Blacks, l’avait annoncé à la veille de ce choc : "Ce match, c’est un tournant. On se moque du match de la semaine prochaine, on a le temps d’y repenser. Le plus important, c’est celui qui arrive. C’est un tournant pour nous. Une chance de montrer la fierté que l’on a à porter ce maillot." Tout comme ses coéquipiers, le numéro 8 savait où il mettait les pieds en défiant les champions du monde en titre sur leurs terres : "Un match se joue sur plein de choses, mais contre les Springboks, il faut dominer physiquement. On sait comment ils jouent, quelle dimension physique ils apportent à leur jeu, leurs habiletés. Nous avons le temps de nous regarder un long moment dans la glace, donc maintenant il est temps de sortir un match dont nous sommes fiers."

Alors, résultat ? C’est bien simple, il est sans appel en faveur des Springboks, et encore plus pour le pack de la nation arc-en-ciel qui a littéralement concassé son adversaire. Rapidement, la première ligne sud-africaine a dominé son homologue, à l’image d’un Angus Ta’avao mis sous pression dès les deux premières mêlées. Des pertes de possessions qui se sont ajoutées à d’autres, concédées par les Néo-zélandais sur des ballons aériens, des rucks, ou d’autres pénalités en tous genres.

De klerk K.-O. après 43 secondes de jeu

Dès l’entame, on a bien senti que les Springboks n’avaient aucune intention de laisser respirer les Néo-zélandais. Leur consigne était claire : se jeter le plus rapidement possible sur le moindre porteur de balle néo-zélandais. Ce d’ailleurs ce qui a valu au demi de mêlée Faf de Klerk de signer ce qui sera l’un des K.O. les plus rapides de l’histoire du rugby international, après seulement 43 secondes de jeu. Après un premier plaquage réussi, l’intenable blondinet se jeta comme un possédé sur l’ailier Caleb Clarke. Seulement, il en oublia de placer sa tête du bon côté, et cette dernière percuta de plein fouet le genou de l’ailier kiwi. De Klerk resta face contre terre, et fut évacué dans la foulée. À ce moment-là, on s’est dit que les Boks venaient de perdre gros, d’autant que son remplaçant, Jaden Hendrikse, était loin d’avoir le CV de son taulier avec seulement quatre sélections et deux saisons professionnelles avec les Sharks.

Une conquête irréprochable

Mais ces Boks-là n’avaient même pas besoin de leur génial demi de mêlée. Ils avaient tellement d’autres atouts dans leur manche… Comme on l’a dit, ils ont fait un match remarquable en conquête, avec un sans-faute en mêlée (10 sur 10) et un 87 % de réussite en touche. Ils ont parfaitement occupé le camp adverse avec la botte de Handré Pollard, et se sont montrés disciplinés (7 fautes concédées). En revanche, on notera qu’ils ont perdu plusieurs duels, puisque les Blacks terminent le match avec 21 défenseurs battus. Mais les Néo-zélandais ont remporté ces duels si loin de la ligne d’en-but adverse qu’ils n’ont jamais été dangereux. Et globalement, les Boks ont dominé la lutte pour le gain de la ligne d’avantage. Pas besoin de plus pour remporter un test-match, voire même une Coupe du monde, quand on domine autant l’adversaire sur les fondamentaux…

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