Meyzieu : le défi majolan

  • Les Majolans sont à pied d’œuvre depuis plusieurs semaines pour relever le défi de la Fédérale 1.
    Les Majolans sont à pied d’œuvre depuis plusieurs semaines pour relever le défi de la Fédérale 1. Photo DR - Photo DR
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Fédérale 1 - Avec son petit budget, meyzieu a bousculé les pronostics en Fédérale 2. il va maintenant relever un nouveau défi : parvenir à se maintenir en Fédérale 1.

Dans quelques semaines, Meyzieu découvrira la Fédérale 1. Mais l’équipe ne sera pas dépaysée pour autant, au moins dans un premier temps. Ironie de l’histoire, elle débutera en effet le 11 septembre contre Villefranche-sur-Saône. Elle avait éliminé cet adversaire à la surprise générale en seizièmes de finale au printemps dernier, pour décrocher son accession en Fédérale 1. Recalés pour un petit point au cumul des deux matchs, les Caladois, pourtant leaders de la poule 3, ont ensuite dû passer par la case barrages pour atteindre leur objectif. Les Majolans craignent-ils ses retrouvailles contre un hôte revanchard ? Pas forcément. « Je ne suis pas sûr qu’ils soient ravis de venir aux Servizières pour débuter le championnat », sourit le président, Laurent Klein, pas chambreur pour le coup, mais sûr de la force de caractère de son équipe et de la difficulté pour les adversaires de manœuvrer en terres majolanes.

Cinquième de sa poule de Fédérale 2 et premier du classement des outsiders, les Majolans sont habitués à renverser des montagnes grâce à leur passion, débordante parfois, mais désormais mieux canalisée, même si le manager Nicolas Merle sera suspendu quelques semaines en début de saison prochaine ; un ouvreur et buteur, Jean-Baptiste Merle, en lévitation avec la bagatelle de 357 points inscrits la saison dernière, de quoi concrétiser les efforts d’un ensemble construit sur un esprit de corps, d’engagement et d’abnégation épatant. Plusieurs fois la saison dernière, des témoins, qui ont souhaité rester anonymes, auraient vu des Majolans se rendre. C’était vers l’arbitre pour râler – mais ils ne sont pas les seuls –, et plus souvent, et sûrement, à la buvette pour boire une bière après un match – mais que le premier qui n’a jamais trinqué un dimanche vers 17 heures leur jette la première bière.

Un club d'intégration

Le succès majolan est aussi et surtout basé sur la formation. Quand certains en parlent à tout bout de champ, parce que c’est sympa à dire et à lire dans les journaux, sans que l’on en voie les effets à court, moyen ou long terme, c’est un cheval de bataille à Meyzieu. Ici, il faut à nouveau parler de la famille Merle. Outre leur présence dans l’équipe fanion, Nicolas et Jean-Baptiste sont aussi respectivement directeur et responsable technique du centre d’entraînement tout juste labellisé. Une récompense dont le club est autant, voire plus fier, que de l’accession. Dans le premier semestre de l’année il a d’ailleurs coché plusieurs autres cases avec une deuxième étoile à l’école de rugby (la troisième lui échappe pour quatre licenciées féminines) et le label club engagé. « Nous sommes un club d’intégration, de formation et de compétition, rappelle le président, Laurent Klein. L’objectif est de jouer à l’un des trois niveaux fédéraux. Si on pouvait se maintenir en Fédérale 1, ce serait génial. »

Comme son manager et ses joueurs, le dirigeant mouille le maillot. Pour la saison prochaine, le club a embauché le préparateur physique, qui a validé son diplôme après son alternance effectuée au club. Et il travaille, avec son équipe, d’arrache-pied pour tenter d’augmenter le budget à hauteur de 600 000 euros. « Nous nous sommes lancés un sacré défi, reconnaît le président. Mais nous ne partons pas à l’aveuglette. Nous sommes d’anciens joueurs. Nous tenons au club et nous ne le mettrons pas en danger. »

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