Saga Nevers : confirmer avant de rêver

  • Après s’être inclinés aux portes de la finale la saison dernière, les Neversois souhaitent confirmer leur progression et goûter une nouvelle fois au dernier carré. Photo MaxPPP
    Après s’être inclinés aux portes de la finale la saison dernière, les Neversois souhaitent confirmer leur progression et goûter une nouvelle fois au dernier carré. Photo MaxPPP
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Demi-finalistes malheureux la saison dernière, les Neversois repartent à l’abordage avec l’envie de continuer à écrire l’histoire. Entre sagesse et ambition, staff et joueurs nivernais savent qu’ils sont désormais attendus au tournant.

C’est l’histoire d’un club qui s’est fait un nom dans le monde du rugby professionnel français en cinq ans tout juste. Nous sommes en mai 2017 et Nevers arrache son billet pour le Pro D2 après avoir échoué à plusieurs reprises devant la dernière marche. Et bien après cinq saisons en deuxième division, on peut dire que l’Uson s’en sort plutôt bien au milieu de formations historiques du ballon ovale français. Dès la première saison dans l’antichambre de l’élite, les Neversois se classent septièmes, à une petite position des phases finales, déjà. Un bon souvenir pour Xavier Péméja, le manager : «Avoir terminé à cette place lors de notre première saison a démontré toutes nos qualités. On le voit, les équipes qui montent souffrent énormément pour la plupart. Nous, ça n’a pas été le cas, c’était une bonne première pierre.» 

Oui, car des pierres il y en a eu plusieurs depuis. En 2019, le top 6 ouvre enfin ses bras à Nevers, qui s’inclinera en barrage sur la pelouse de Bayonne. Mais ce n’était encore qu’un pas de plus dans l’histoire de ce club nivernais. La saison dernière, c’est en demi-finale que l’aventure s’est arrêtée face à Mont-de-Marsan. Une cruelle défaite mais l’essentiel était ailleurs. Pour la première fois, le dernier carré de Pro D2 a vu l’Uson s’immiscer au milieu des prétendants à la première division.

La saison de la confirmation

Xavier Péméja n’a pas la mémoire courte, loin de là. Il se rappelle encore très bien des deux saisons qui ont suivi la première qualification de Nevers en phase finale. «Nous avons eu du mal à enchaîner après le barrage perdu à Bayonne, explique le manager nivernais. La saison suivante, le Covid-19 est venu nous couper dans notre élan, puis celle d’après, nous avons loupé la qualification. Lors de l’exercice qui arrive, il ne faudra pas se reposer sur nos acquis et continuer à vouloir progresser pour rester en haut du classement.» Les mauvaises expériences offrent des leçons que le staff neversois a bien retenues. Alors pour cette saison 2022-2023, avant de penser aux demi-finales, on fait le boulot pour le top 6 : «Pour goûter au dernier carré encore une fois, il faut être qualifié en phase finale, je pense que c’est ce qu’il faut retenir. Un sportif a toujours envie d’aller plus loin que les mois précédents, c’est normal. Ce que je veux voir, ce sont des joueurs avec la rage de vaincre, qui se battent les uns pour les autres.» Les concernés sont prévenus.

Et au bout du chemin, le Top 14 ?

Gare mes amis, n’allez pas trop vite en besogne, au risque de rapidement vous faire reprendre par le manager de l’Uson. Le Top 14, c’est forcément dans un coin de la tête, mais il y a plus important : «Nous avons une petite pression supplémentaire sur les épaules, c’est écrire l’histoire de notre club. Nous sommes arrivés en Pro D2 en tant que novices. Avant de viser très haut, il ne faut pas oublier les bases. Le club grandit vite, nous en sommes conscients, mais attention de ne pas vouloir aller trop vite.» Continuer d’écrire l’histoire tout en regardant au loin le plus haut niveau du rugby français : «Ce que je sais, c’est que nous avons tout ce qu’il faut pour goûter à la première division, la structure surtout. Le ticket se gagnera sur le terrain, c’est l’autre certitude.» Et bien les Neversois débuteront leur nouvelle aventure le 26 août prochain sur la pelouse de Montauban, avec au bout, un pas de plus vers le Graal ?

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Vincent Franco
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