In Extenso Supersevens : une fête pleine d’ambitions

  • La course à la succession des Barbarians, vainqueurs l’an dernier aux dépens de Monaco, s’ouvre ce samedi à Perpignan.
    La course à la succession des Barbarians, vainqueurs l’an dernier aux dépens de Monaco, s’ouvre ce samedi à Perpignan. Photo In Extenso Supersevens
Publié le

Ce samedi, à Perpignan, se tiendra la première étape de l’édition 2022 de l’In Extenso Supersevens. Une compétition unique qui a une nouvelle fois pour objectif de fédérer autour du rugby à 7, mais pas seulement…

Un essai toutes les 90 secondes lors de l’édition 2021. Voilà une statistique qui doit forcément vous donner envie de vivre la nouvelle saison de l’In Extenso Supersevens ! Ce samedi à Aimé-Giral (Perpignan), le premier championnat de France professionnel de rugby à 7 est de retour, pour le plus grand bonheur des adorateurs du jeu, avides d’actions spectaculaires et de scénarios déroutants. Seize équipes, dont les quatorze représentants du Top 14, seront au rendez-vous pour tenter de succéder aux Barbarians, sacrés champions l’année passée lors de l’étape finale à la Paris-La Défense-Arena.

Si le format n’a pas changé et est toujours constitué de trois étapes – à Perpignan le 13 août, à La Rochelle le 20 août et à Pau le 27 août – et d’une étape finale dans l’écrin du Racing 92, les objectifs sont cette saison plus précis, que ce soit pour la LNR ou pour les clubs. « Pourquoi je suis gourmand cette année ? Parce que je vois que certains clubs comme l’UBB et Clermont ont fait un véritable effort en créant des sections dédiées exclusivement au 7, s’enthousiasmait Lucien Simon, vice-président de la LNR et cocréateur de l’In Extenso Supersevens. Et pour la saison qui s’ouvre, j’ai l’impression que le 7 est en train de s’émanciper du XV. J’espère qu’on va voir du vrai spectacle. »

En effet, Bordelais et Clermontois ont été motivés à l’idée de s’investir pleinement dans cette compétition qui a permis à plusieurs joueurs de se révéler l’année dernière. Comment ne pas se rappeler des courses du Monégasque Saimone Qeleca ou du Toulousain Nelson Épée. « Cette compétition doit révéler de nouveaux talents, confirmait Lucien Simon. Et si ces derniers peuvent profiter aux clubs professionnels et à l’équipe de France, on aura rempli notre mission. »

Objectif JO

Dénicher des talents est un objectif pour certains, mais pour d’autres, cette compétition fait aussi partie intégrante de la préparation d’avant championnat. C’est le cas de la Section paloise, qui a décidé d’aligner plusieurs joueurs professionnels. « Ça nous permet d’avoir de l’émulation et que les deux projets avancent ensemble », justifiait l’entraîneur en chef palois, Sébastien Piqueronies.

Une ambition qui ravit Lucien Simon, lequel ne perd pas de vue l’ambition globale de ce projet : fédérer le monde du rugby français autour de la pratique du 7 avant les jeux Olympiques prévus en France en 2024. « C’est très important pour nous d’avoir une équipe de France qui soit compétitive pour les jeux Olympiques. C’est absolument majeur. D’ailleurs, s’il n’y avait pas le 7 aux JO, je ne suis pas sûr que l’In Extenso Supersevens aurait été créé. »

Des objectifs, qui se construiront donc en fête lors des trois étapes estivales de la compétition, lesquelles seront rythmées autant par les matchs que par les différentes animations proposées à un public qui ne pourra qu’être conquis. 

Yanis GUILLOU
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?