Fédérale 2 - Decazeville : jamais légende en bleu et blanc ne meurt

  • Joris Segonds en personne est venu soutenir ses anciens coéquipiers lors du seizième de finale retour à Vincennes. Photo DR
    Joris Segonds en personne est venu soutenir ses anciens coéquipiers lors du seizième de finale retour à Vincennes. Photo DR
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Le purgatoire a pris fin pour les Aveyronnais dignes de leurs glorieux aînés. Ce qui n’est pas peu dire !

Le 8 mai dernier, du côté d’Aubagne et en vertu d’un point précis du règlement faisant la part belle aux nombres d’essais inscrits de part et d’autre en cas d’égalité aux points terrains (ce qui était bel et bien le cas, 5 à 5), le destin, qui sait, s’est peut-être acquitté d’une vieille dette envers le vénérable « Sporting ». Mais oui, il y a près de vingt ans de cela (déjà !), Fabien Colle et ses très, très solides (on vous l’assure !) coéquipiers avaient été privés, pour une petite transformation de rien du tout expédiée depuis le bord de touche dans la nuit carmausine par le bombardier toulousain de service, d’une montée pourtant amplement méritée en Fédérale 1. Le début, même si le débat reste ouvert, d’une longue période de stagnation, voire de déclin puisque les riverains du Lot ont même connu les affres de la descente en Fédérale 3, au printemps 2019. Qu’à cela ne tienne, dans le mythique « Bassin » touché de plein fouet par les récents déboires de la Société Aveyronnaise de Métallurgie, on sait faire front, de génération en génération. « Nous voulions remonter, c’est vrai, c’était l’objectif », explique Anthony Julian, qui n’est autre que le frère du plus célèbre basketteur (Cyril, pour ne pas le nommer) issu du vivier tarnais.

Aux côtés de Tim Bowker (ex-Albi), Anthony Julian, lui-même ancien pensionnaire du vieux stade Camille-Guibert bien connu de Paul Cattanéo, a su trouver les mots pour transcender un peu plus encore un groupe qui, en guise d’heureux présage, s’était imposé après prolongation (16-6) aux dépens d’Aix-les-Bains, le club dont Alain Lorieux porta naguère les couleurs.
De l’autre côté de la barrière, la tradition a du bon également puisque Patrick (de préférence à « José ») Malpel, le président désormais associé à « Fred » Mathou et non plus à Christian Murat, a connu en tant que joueur l’âge d’or symbolisé par le glorieux patronyme de Jean-Claude Berejnoï.
Pour leur grand retour en Fédérale 2 et en dépit des inévitables départs et arrêts (Besombes, Fabro), les Decazevillois viseront le maintien. Mais au pays de l’estofinado - en occitan dans le texte - rien ne dit que l’appétit ne va pas venir en mangeant à belles dents.
 

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