Top 14 - Saga Toulouse : de la concurrence et des cannes partout

  • À l'arrière, Thomas Ramos sera notamment à la concurrence avec Melvyn Jaminet et Ange Capuozzo.
    À l'arrière, Thomas Ramos sera notamment à la concurrence avec Melvyn Jaminet et Ange Capuozzo. Icon Sport - Icon Sport
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Arrières > Auteur d’une deuxième partie de saison magistrale, Thomas Ramos est un taulier. Buteur numéro un et relanceur hors pair, il demeure un sacré compétiteur. La concurrence avec Melvyn Jaminet sera intéressante. L’ancien Catalan, premier choix avec le XV de France depuis l’été 2021, possède des qualités similaires à Ramos et entend s’épanouir dans le jeu de mouvement de Toulouse. Ange Capuozzo, qui évoluait essentiellement avec le numéro 15 dans le dos à Grenoble ou en sélection italienne, arrive avec l’étiquette de joyau du Pro D2. Enfin, Juan Cruz Mallia, qui occupe cette position en sélection, est aussi un sérieux candidat.

Ailiers > Moins en vue durant six mois, Matthis Lebel a fini le dernier exercice en boulet de canon. Il voudra poursuivre sur sa lancée. Arthur Retière, dont les appuis sont redoutés partout en Top 14, pourrait faire admirer sa science du duel. C’est aussi à ce poste d’ailier que Juan Cruz Mallia a été utilisé la plupart du temps l’an passé, où son activité est précieuse. Après une saison pourrie par les blessures, le puissant Lucas Tauzin aura à cœur de se relancer. Pour Dimitri Delibes, qui s’est imposé comme un finisseur efficace, il s’agit de confirmer sa progression. Arthur Bonneval cherchera à rebondir derrière plusieurs années frustrantes. Jaminet et surtout Capuozzo seront aussi utilisés à l’aile. Nelson Épée essaiera d’avoir du temps de jeu.

Centres > Pita Ahki est la plaque tournante de la ligne de trois-quarts. Offensivement ou défensivement, c’est lui le régulateur. Mais, freiné par une gêne récurrente au genou, il espère retrouver son niveau de 2021. Pierre-Louis Barassi pourrait être son complément idéal au centre de l’attaque. Joueur complet par excellence, il a tout pour franchir un cap à Ernest-Wallon. Attention à ne pas enterrer Sofiane Guitoune qui, si ses deux dernières saisons ont été gâchées par des blessures au genou, voudra jouer un rôle capital. Après quatre années difficiles, Pierre Fouyssac a enfin trouvé son rythme de croisière ces derniers mois et son profil physique sera utile. à l’image du Puma Santiago Chocobares qui, lorsqu’il sortira de l’infirmerie, pourra montrer qu’il est un joueur de classe internationale. Mallia, Tauzin, Ntamack ou Nanaï-Williams sont en mesure de dépanner.

Ouvreurs > Romain Ntamack s’est affirmé comme le chef d’orchestre de cette équipe. Par son calme, son talent et sa complicité avec Dupont, l’ouvreur des Bleus est un meneur de jeu sans égal. Le polyvalent Tim Nanaï-Williams, comme l’an passé, sera souvent chargé d’assurer le relais sur les périodes internationales, comme le jeune Edgar Retière. Sinon, Ramos a prouvé à maintes reprises qu’il était un numéro 10 de très haut niveau. Jaminet et Dupont peuvent aussi y être décalés.

Demi de mêlée > Considéré comme le meilleur joueur du monde, Antoine Dupont est incontournable. Sa vista et ses qualités hors normes ballon en mains en font un dynamiteur incroyable. Mais il sait aussi se muer en parfait gestionnaire si besoin. Un patron. Son ami Paul Graou, qui débarque d’Agen, aura la lourde tâche de le suppléer quand il n’est pas là. Son profil similaire devrait faciliter son adaptation. Martin Page-Relo, étonnant l’an passé, a démontré qu’il savait répondre présent quand on fait appel à lui. Le jeune Ruben Maka espère des premières apparitions et Arthur Retière devrait parfois être amené à évoluer dans ce rôle.

Numéros 8 > S’il est un des flankers titulaires du XV de France, Anthony Jelonch pourrait évoluer de plus en plus au centre de la troisième ligne toulousaine. Il faut dire qu’il a toutes les facultés pour être un grand numéro 8. à ses côtés, Selevasio Tolofua est également une valeur sûre dans cette position, capable de toujours mettre les siens dans l’avancée.

Troisième ligne aile > Blessé lors du barrage contre La Rochelle, François Cros a terriblement manqué lors de la demi-finale perdue. Lui, c’est l’homme à tout faire. Le nom, en tout cas, que le staff pose en premier sur la feuille de match au moment de composer son pack. Rynhardt Elstadt demeure un défenseur exceptionnel, lequel sait se sacrifier pour faire constamment mal à son adversaire. De leurs côtés, Alban Placines n’a cessé de monter en puissance au fil des ans et l’ancien Bordelais Alexandre Roumat, expert de l’alignement, va apporter dans un profil différent. Yannick Youyoutte doit également confirmer la place importante qu’il prend dans le groupe. Le jeune Théo Ntamack cherchera à gratter du temps de jeu. Jelonch, Tolofua et Flament seront aussi positionnés comme flankers selon les besoins.

Deuxième ligne > Encore convaincant avec les Bleus au Japon, Thibaud Flament a changé de dimension. Sa palette ultra-complète en fera un des fers de lance du paquet toulousain. Situation similaire pour Emmanuel Meafou, successeur désigné de Tekori à Ernest-Wallon. Sa force de pénétration et sa dextérité ont déjà fait des ravages. Si son jumeau Rory est parti, Richie Arnold jouera toujours un rôle central par sa présence dans les airs et son activité débordante pour un joueur de son profil. Joshua Brennan, qui poursuit son apprentissage, va forcément grimper dans la hiérarchie. Le jeune Raphaël Portat devrait se montrer. Elstadt ou Roumat peuvent dépanner.

Piliers > à gauche, Cyril Baille, qui manquera les premières semaines de compétition après avoir été opéré des adducteurs, est actuellement la référence mondiale. Pilier moderne, il est aussi fort en mêlée que dans le jeu. Avec lui, Rodrigue Neti sort d’un exercice très positif, lui qui s’est aussi vu confier le capitanat sur les doublons. David Ainu’u, s’il peut évoluer à droite, devrait davantage être fixé à gauche, surtout quand Baille est avec les Bleus. Maxime Duprat est de retour de son prêt d’Agen. De l’autre côté, le All Black Charlie Faumuina voudra retrouver son meilleur niveau après une saison mitigée. Dorian Aldegheri, redoutable en conquête, sera encore déterminant. Le staff compte beaucoup sur Paul Mallez et le jeune Joel Merkler aura sûrement des opportunités.

Talonneurs > Capitaine et leader du groupe, Julien Marchand est peut-être le meilleur gratteur du monde à l’heure actuelle. Titulaire en équipe de France, il forme avec Peato Mauvaka le duo le plus en vue de la planète rugby à ce poste. Le Calédonien, aux mains exceptionnelles, se partage désormais le temps de jeu avec son acolyte. Derrière eux, Guillaume Cramont, qui a apporté des garanties durant les dernières périodes internationales, est promis à un bel avenir. Ian Boubila a aussi eu l’occasion de s’exprimer.

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