Perpignan : la vie rêvée de Will Witty

  • Après une expérience forte en succès à Exeter, le grand Will Witty débarque à Perpignan avec l’envie de briller. Photo Aurélien Delandhuy
    Après une expérience forte en succès à Exeter, le grand Will Witty débarque à Perpignan avec l’envie de briller. Photo Aurélien Delandhuy - AURELIEN DELANDHUY MIDI OLYMPIQUE
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Le deuxième ligne anglais, recrue estivale, arrive précédé d’une flatteuse réputation. Même s’il n’a pas donné la pleine mesure de son potentiel. L’USAP entend en tirer profit et lui veut croire en son envol.

Le premier rendez-vous de la saison de l’Usap à Aimé-Giral, ce vendredi, va permettre aux supporters sang et or de faire connaissance avec la demi-douzaine de recrues - sept, exactement - débarquées cet été. L’imposante silhouette et le crâne luisant de Will Witty (1,96 m, 110 kg) ne manqueront pas d’attirer l’œil des spectateurs. Tout comme son activité. À Montauban, vendredi dernier, le deuxième ligne de 27 ans avait déjà fait étalage de ses qualités. Il avait été intéressant à plus d’un titre : dans le déplacement, dans les collisions et en touche. Si la première impression est la bonne, alors l’Anglais a tous les traits d’une bonne pioche.
Le natif du Yorkshire, dans le Nord de l’Angleterre, entend trouver son bonheur dans le Sud de la France : « C’est un challenge à la fois très rafraîchissant et très excitant d’avoir rejoint Perpignan, évoque l’intéressé. C’est tellement différent de tout ce que j’ai connu, sur et en dehors du terrain. Pour le moment, j’adore. Même s’il fait bien trop chaud pour moi. » Quand les dirigeants sang et or l’ont contacté pour renforcer la cage, au printemps, Will Witty a vu cette opportunité comme une aubaine : « J’arrivais au terme de mon contrat avec Exeter. J’avais plusieurs options en Angleterre mais j’avais envie de complètement autre chose. Perpignan, c’était l’occasion que j’attendais. Je sortais de plusieurs années frustrantes. »


« J’ai pu voir de près ce qui fait les grands succès »

 

Aligné pour la première fois avec Newcastle à 19 ans et finaliste du championnat du monde des moins de 20 ans, en 2015, aux côtés d’Ellis Genge, Will Witty n’a jusqu’à présent pas pu donner la pleine mesure de son potentiel. En neuf saisons, il a cumulé une centaine de feuilles de match, sans parvenir à s’installer comme un cadre. À Exeter, il avait ainsi assisté aux sacres de Champions Cup et de Premiership depuis les tribunes, en 2020 : « Je n’étais pas sur la feuille de match lors des finales mais j’ai eu ma part dans l’aventure. Et j’ai pu voir de près ce qui fait les plus grands succès : le travail, la préparation, la mentalité… Ça a été une grande expérience, j’ai beaucoup appris et j’ai envie d’être acteur de tout ça désormais. »
Son profil de deuxième ligne moderne - il compte neuf essais en carrière - et son vécu sont deux arguments de poids dans sa conquête de la Catalogne. À 1 500 km de son Yorkshire natal, il espère enfin avoir trouvé sa terre promise.



Le groupe :

Velarte, Tadjer, Heafala, Montgaillard, Tetrashvili, Lotrian, Joly, Jintcharadze, Fia, Fakatika, Halanukonuka, Chiocci, Witty, Marin, Moro, Tuilagi, Ramasibana, Mahu, Moreaux, Labouteley, Fa’asalele, Eru, Brazo, Bertheau, Bachelier, Mamea Lemalu, Ecochard, Deghmache, Mc Intyre, Rodor, Tedder, Fernandez, Wiliame, Tilsley, Seguela, Laborde, Acebes, Goutard, Dubois, Forner.
 

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