Stade français : l’état d’esprit d’abord !

  • Joris SEGONDS
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Pour son premier match amical, le Stade français a pour objectif d’afficher clairement un nouvel état d’esprit, loin de celui aperçu régulièrement la saison dernière.

Le Stade français aurait-il profité de sa préparation estivale pour procéder à un examen de conscience ? Si la réponse ne peut être immédiatement tranchée, la volonté des décideurs parisiens ne souffre d’aucune ambiguïté. Pour sa rentrée, le club de la capitale veut afficher en taille XXL un nouvel état d’esprit, loin de l’image laissée en fin de saison dernière et marqué par ce couac majuscule lors de la dernière journée de Top 14 face à Brive. Souvenez-vous. Ce devait être une fête. Un dernier rendez-vous pour saluer les sorties de Yoann Maestri et surtout Antoine Burban, seize années de fidélité à son club. Ce soir-là, les Stadistes se sont fourvoyés (défaite : 17-33). Un dernier revers à l’image d’une saison souffreteuse. "On a gardé une sensation très bizarre après cette rencontre et on s’en est servi pour construire notre saison, souligne à l’aube de ce premier match amical contre Massy le directeur du rugby Gonzalo Quesada. On a senti l’envie de faire une grosse saison chez nos recrues. Ça a créé une synergie avec un groupe resté très amer ce dernier match contre Brive."

La manière plus que le résultat

Conséquence : depuis la reprise, Quesada et son staff ont tout mis en œuvre pour changer la dynamique. Au premier jour, le technicien argentin a réuni ses joueurs en cercle au milieu du stade Jean-Bouin. Sans Powerpoint, ni vidéo. Juste des mots forts et puissants pour indiquer la direction à suivre. "Le groupe a pris conscience de l’importance de notre préparation pour répondre à l’intensité du Top 14 mais aussi pour créer notre culture pour avoir des bases beaucoup plus saines, beaucoup plus honnêtes."

Évidemment, ce premier match amical ne dira pas tout des changements opérés. Il devra simplement lancer l’opération "métamorphose". Qu’importe le résultat ? "Durant la présaison qui nous a menés au titre de champion de France en 2015, nous n’avions pas gagné un seul match amical, sourit Quesada. Et l’an passé, nous avons battu Montpellier en Corse et ils sont devenus champions de France quand nous avons terminé 11e. On veut présenter autant un nouveau visage qu’un nouveau projet de jeu." Et de conclure : "Le résultat des matchs amicaux, nous n’y accordons pas forcément trop d’importance. Il faut juste qu’on joue bien."

Le groupe

Stade français : M. Alo-Emile, Castets, Abramashvili, Ivaldi, Peyresblanques, Meité, Roelofse, Melikidze, Van der Merscht, Pesenti, De Giovanni, Gabrillagues, Hirigoyen, Chapuis, Habel-Kuffner, Ory, Ramototabua, Parra, Hall, Coville, Segonds, Delbouis, Glover, Arrate, Naivalu, Megdoud, Ahmed, Hamdaoui, Laloi, Randle ou Monin.

Massy : Poipy, Trassoudaine, Ferrer, Bruinsma, Fuser, Nonkontwana, Loubière (cap.), Gbizie, Prier, Kotze, Sitaubi, Jacomme, Taulagi,

Preira, Carre, Correa, Chabeaudie, Vickos, Chauveau, Coetzee, Decubber, Lanen, Lam, Pichon, Ortolan, Farissier, Guillomot, Seigneuret, Tcheisgvili, Tissot, Deleuze.

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Arnaud BEURDELEY
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