Chloé Jacquet, la force de la polyvalence

  • Chloé Jacquet est un des maillons forts de la ligne arrière tricolore.
    Chloé Jacquet est un des maillons forts de la ligne arrière tricolore. Icon Sport
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Capable de couvrir les postes d’arrière et de centre, la septiste Chloé Jacquet a aussi l’atout de posséder un puissant jeu au pied…

Ce n’est un secret pour personne, le jeu au pied est de plus en plus important dans le rugby moderne. Et la dernière règle du 50/22, qui peut vous offrir un lancer en touche non loin de la ligne adverse, n’a fait qu’amplifier le phénomène. Voilà pourquoi les Bleues travaillent leur jeu au pied. Quotidiennement. Et dans ce secteur, elles possèdent une joueuse qui ne manque pas d’arguments. Il s’agit de la polyvalente trois-quarts Chloé Jacquet, qui figure parmi les plus puissantes bottes du XV de France Féminin.

La Lyonnaise, membre également centrale de France VII, nous raconte de sa voix fluette : « Cela m’est venu comme ça, en jouant au rugby. Je n’ai pas joué au foot étant jeune, sauf un peu avec mon frère. Mais cela ne compte pas. J’y suis venu en jouant au rugby, et ça me plaît. Je bute en club également. » 

Le sélectionneur Thomas Darracq a récemment insisté sur ce point : les Françaises doivent développer leur "kicking game" : « On s’entraîne de plus en plus au pied, confirme Jacquet. Par exemple, à la fin de chaque entraînement on a ce que le staff appelle des "besoins", ce sont des petites séances supplémentaires qui nous permettent de travailler des secteurs précis. Avec les trois-quarts, on travaille beaucoup le pied. J’essaye de gagner en longueur et en précision, ainsi que de développer toutes les formes de jeu au pied possibles. Je travaille pas mal le 50-22, soit du couloir avec Emilie Boulard, ou les coups de pied décroisés pour l’ailière. »

Centre ou arrière ?

Le jeu au pied n’est pas le seul atout de la Lyonnaise. Aussi septiste que quinziste, elle prend le meilleur des deux disciplines : « le VII me permet de travailler sur la vitesse et la recherche d’espaces, qui sont forcément moins nombreux à XV. On a aussi des contacts très rudes à VII, avec beaucoup de vitesse, des situations que l’on retrouve fréquemment au poste d’arrière quand on joue à XV. » 

Nous en venons à la question de son poste. Centre ou arrière ? Durant le dernier Tournoi, la septiste les a couverts sans la moindre différence. À l’arrière, sa longueur au pied et sa vitesse de pointe font des merveilles. Et au centre, sa vision du jeu, sa défense et sa connivence avec Caroline Drouin, autre pensionnaire de France VII est précieuse. Et de toute évidence, elle n’est pas tranchée : « Je n’ai vraiment pas de préférence. Tant que je suis sur le terrain… »

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Simon Valzer
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