Julien Brugnaut (Bourg-en-Bresse) : « On sent la ferveur dans la vie de tous les jours »

  • Passé par le Racing et Brive, Julien Brugnaut apportera toute son expérience à Bourg-en-Bresse.
    Passé par le Racing et Brive, Julien Brugnaut apportera toute son expérience à Bourg-en-Bresse. Icon Sport - Icon Sport
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L'ancien pilier débarque après un an à coacher les avants savoyards. Avide de vivre un nouveau défi en Bresse.

Après votre carrière de joueur, pourquoi avoir décidé d’entraîner ?
Cela date d’un moment de ma carrière où je commençais à moins jouer au Racing. On met toute une carrière à maîtriser son poste et finalement, quand on est en capacité de le maîtriser, on n’est plus capable de le faire physiquement. Alors, c’était le moyen de l’appliquer aux autres. Cette envie s’est renforcée au moment d’entrer dans le staff des espoirs du Racing.

Lorsque l’on a été joueur de haut niveau, le plus dur est-il de transmettre son expérience ?
Je me suis construit par rapport à des jeunes joueurs de haut niveau. En arrivant à Chambéry, j’ai dû m’adapter face à des « problématiques » nouvelles. Des choses à amener totalement différentes. En Irlande, j’avais découvert la rigueur et l’exigence. Cela peut s’appliquer à n’importe quel niveau, que ce soit de la Troisième série ou en pro. À l’entraîneur de fixer la hauteur là où il veut amener les joueurs pour ne pas les perdre.

Comment s’est déroulée votre arrivée à Bourg ?
J’étais en fin de contrat. Je suis venu voir le match de l’USB contre Colomiers, j’ai beaucoup aimé l’ambiance, le jeu était agréable. Et le projet me plaisait. La saison dernière, je m’occupais de tout le jeu d’avants à Chambéry, Mariano Taverna s’occupe de la touche ici, je ne voulais pas faire que la mêlée et les rucks comme je reste un jeune entraîneur et que j’ai besoin de défis. Et Fabrice Estebanez m’a proposé de m’occuper avec lui de la défense.

Après une saison à Chambéry, quel est votre regard sur la Nationale ?
J’étais un peu arrivé avec peut-être quelques préjugés, sans trop savoir où je mettais les pieds. Mais il y a de très belles équipes, des matchs de haut niveau. Il y a aussi des équipes qui proposent un peu moins de jeu mais chacun joue avec ses forces. Comme dirait Christophe Urios : « Si on peut faire du beau jeu en gagnant, c’est très bien mais d’abord il faut gagner ». À Bourg, la plupart des joueurs connaissent la Nationale. Quand il y a des baisses de régime à l’entraînement, les anciens remettent vite le focus. Et puis, on sent la ferveur dans la vie de tous les jours ici. C’est bien, cela donne un petit supplément d’âme quand tu es dans le dur. J’étais au match de la montée à Lille il y a quelques années et cette furia m’avait impressionné.

Les hautes ambitions affichées sont-elles un moteur ou bien génèrent-elles une forme de pression ?
Tout dépend comment on s’en sert. À la vue de l’investissement financier du club, de la qualité des joueurs de l’effectif, bien sûr que nous devons être ambitieux. Ensuite, être ambitieux ne veut pas dire manquer d’humilité.

Quelle image aimeriez-vous qu’ait votre formation ?
Une équipe dure ! Que les mecs se disent : « Pffff, on va jouer contre Bourg, ça va piquer ».

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Julien Veyre
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