Romane Ménager : «On veut faire quelque chose de grand»

  • La Montpelliéraine livre ses impressions sur ce deuxième stage, logiquement plus intense que le premier et évoque la suite de l’aventure.
    La Montpelliéraine livre ses impressions sur ce deuxième stage, logiquement plus intense que le premier et évoque la suite de l’aventure. Icon Sport - Icon Sport
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La Montpelliéraine livre ses impressions sur ce deuxième stage, logiquement plus intense que le premier et évoque la suite de l’aventure.

Comment se passe ce stage, et plus globalement votre préparation Coupe du monde ?

Tout se passe très bien, nous avons de bonnes structures d’entraînement et les séances sont facilitées. Globalement, on monte progressivement en intensité. Nous avions un peu d’appréhension sur la reprise collective lors du premier stage à Marcoussis, mais tout s’est très bien passé. On a même repris l’entraînement avec beaucoup d’envie car j’ai senti que la coupure nous avait le plus grand bien. Tout le monde avait envie de toucher du ballon, les entraîneurs avaient même du mal à nous gérer sur les intensités ! On a été sérieuses et aujourd’hui on sent que l’on monte en intensité. La différence avec le premier stage effectué au CNR, c’est que l’on va avoir davantage de séances orientées « full contact ».

Que voulez-vous faire évoluer dans le jeu de l’équipe de France ?

On veut faire quelque chose de grand, donc on fait évoluer les choses. On veut faire évoluer notre conquête, surtout depuis qu’on a Gaëlle (Mignot, N.D.L.R.) et David (Ortiz) qui nous apportent beaucoup plus de précision dans tout ce que l’on fait. On veut corriger ces détails qui devraient nous permettre de gagner davantage.

Vous êtes dans le deuxième des trois stages, commencez-vous à vous projeter sur les matchs amicaux qui vous opposeront à l’Italie ?

Pour l’instant, on prend encore les choses au jour le jour. On travaille par exemple ce qui pêche encore dans notre jeu, comme les sorties de camps, et ensuite on se projettera vers Nice. Mais pour l’heure, on travaille vraiment dans l’optique du Mondial.

Quel regard portez-vous sur le choix de l’Italie ?

C’est une bonne opposition car elles nous ont embêtées lors du premier match du Tournoi. Déjà que ce n’était pas un match facile à négocier… Elles progressent d’année en année. Sur le Tournoi, on a été impressionnées par leur capacité à jouer comme elle le voulait, de façon instinctive et c’est ce qui nous a mis en difficulté. Le fait de se confronter deux fois à une équipe qui nous ressemble et qui est capable de nous mettre en difficulté est une très bonne chose. On a hâte de nous mesurer à elles et ces matchs vont être très intéressants pour la préparation.

Comment fonctionnent les nouveaux entraîneurs Gaëlle Mignot et David Ortiz ?

Ils travaillent en binôme, mais chacun à sa spécialité : David est sur la touche et la défense tandis que Gaëlle se concentre sur la mêlée et les attitudes au contact. Ils nous donnent beaucoup plus de précision, c’est comme si on avait deux entraîneurs des avants. On va beaucoup plus dans le détail, et on travaille des choses que l’on n’avait pas forcément le temps de travailler avant.

Vous avez connu Gaëlle Mignot en tant que joueuse, vous la découvrez comme entraîneure ?

Gaëlle a été une très grande joueuse. Je l’ai connu d’abord à la télévision, puis je l’ai connue en équipe de France puis en club. Donc je suis forcément admirative de la joueuse. Elle avait déjà fait plusieurs interventions sur la conquête par le passé. Son passage au poste d’entraîneure s’est fait naturellement. On est très à l’écoute d’elle.

Pendant le Tournoi, on a souvent entendu le staff vous exhorter à « vous lâcher » sur le terrain. Est-ce toujours un leitmotiv ?

C’est la chose que l’on s’est reprochées à la fin du Tournoi. On n’a pas su prendre des initiatives, nous sommes restées trop scolaires, par peur de faire des bêtises. L’idée est donc de rester dans le cadre, mais de l’explorer davantage et de tenter des choses.

Quel sentiment gardez-vous de votre dernier match contre l’Angleterre ? Les Anglaises sont elles vraiment supérieures dans la dimension physique ?

C’est une équipe en place, avec de grandes joueuses. C’est toujours dur de les affronter. Mais paradoxalement, ce match nous a montré que nous pouvions les tenir sur la dimension physique, et qu’on pouvait tenir le match. Donc cela nous a laissé beaucoup de frustration… et on a encore plus hâte de les rejouer !

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Propos recueillis par Simon Valzer
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