Bracieux (Régionale 1) : petit marcassin deviendra grand

  • L’US Bracieux veut viser plus haut après un parcours compliqué en Promotion-Honneur.
    L’US Bracieux veut viser plus haut après un parcours compliqué en Promotion-Honneur. Photo US Bracieux Rugby
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Malmené la saison passée, le XV du Sanglier compte sur de jeunes joueurs pour assurer le maintien l’année prochaine.

Quand ils ne sont pas à la chasse, les Braciliens troquent leurs fusils pour le ballon ovale. Si leur dernière place en poule de Promotion-Honneur n’était pas digne de grands prédateurs, les joueurs de Loir-et-Cher ne veulent plus être une proie. Et par un heureux hasard, Bracieux, promis à la relégation, jouera là où personne ne l’attend dès septembre, en Régionale 1. Une aubaine due à un concours de circonstances, notamment des problèmes d’effectif chez le club d’Arçay, contraint de renoncer à la Régionale 1 et céder sa place aux Braciliens.

Sportivement, ces derniers ont souffert. Pénalisé par les blessures et le manque d’expérience, le club cinquantenaire situé aux portes de Chambord aura "une opportunité de rachat la saison prochaine" estime son président Loïc Langlois. Lors de l’exercice précédent, l’équipe n’a connu qu’une victoire en championnat, à Dammarie en mars. « Quand on a gagné à l’extérieur, c’était l’euphorie. On a une jeune génération. Nos derniers matchs ont été plaisants à voir, avec de la qualité de jeu. Une camaraderie s’installe et on sait faire la fête comme un club de rugby du Sud-Ouest », complète-t-il. Des signaux positifs pour ce village de 1 000 habitants qui réussit à aligner deux équipes dont une réserve.

22 ans de moyenne d’âge

Sur les 60 joueurs séniors de la saison passée, la moyenne d’âge de l’équipe fanion était de 22 ans selon le président. Bracieux rencontre toutefois des difficultés à conserver ses jeunes pousses, lesquelles n’ont souvent d’autre choix que de s’expatrier à quelques centaines de kilomètres du village pour des motifs professionnels : « Ils n’ont pas envie de partir mais si c’est pour les études, alors on ne peut pas les retenir. C’est un crève-cœur pour eux de devoir s’éloigner de leurs terres », déplore Loïc Langlois. Quelques-uns choisissent malgré tout la fidélité à leur bercail : « Des jeunes font en permanence 200 kilomètres pour revenir jouer le dimanche. Pour eux, le club et les couleurs sont importants ».

Sacré champion de France de Deuxième Série contre Marciac en 2016, le club solognot a connu la gloire par le passé. Cette année, les ambitions seront plus modestes mais assumées. Loïc Langlois confirme : « On espère avoir plus de résultats sur la saison à venir. On joue le maintien. Les gars sont prêts à relever le défi. »

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Rayane BEYLY
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